Le ministre secrétaire général de la Présidence, le général Amara Camara, a réaffirmé l’engagement des autorités à renforcer l’efficacité de l’action publique en misant sur une gouvernance orientée vers les résultats.
Selon lui, la priorité du gouvernement est de simplifier les procédures administratives afin d’améliorer l’impact concret des politiques publiques.
S’exprimant sur les mécanismes mis en place pour atteindre cet objectif, il a indiqué que l’Administration et le contrôle des grands Projets (ACGP), structure placée sous l’autorité de la Présidence, joue un rôle central dans la conduite et le suivi des projets stratégiques de l’État. À cet effet, les textes encadrant l’administration des grands projets ont été revus afin de recentrer l’ACGP sur ses missions essentielles.
Dans cette dynamique, un laboratoire des grands experts a été mis en place en 2025. Cette initiative vise à accélérer les études techniques et à finaliser les travaux liés au programme stratégique Simandou 2040. « L’objectif est d’assurer la célérité des processus tout en maintenant une exigence élevée de rigueur », a-t-il souligné.
Le porte-parole de la Présidence a également mis en avant les retombées financières de cette nouvelle approche. La conduite des études en interne, combinée à une meilleure maîtrise des dépenses, a permis de réaliser d’importantes économies. Pour la période allant de janvier à juin 2025, une enveloppe de 700 milliards de francs guinéens a ainsi été dégagée grâce aux efforts de rationalisation engagés par l’ACGP.
Par ailleurs, le général Amara Camara est revenu sur la réforme du patrimoine bâti public. Bien que cette structure existe depuis 1984, son statut n’avait jamais été clairement défini. Désormais érigée en société anonyme dotée de missions élargies, elle a vu ses orientations réajustées, son organisation interne restructurée et son organigramme clarifié. L’unification des caisses a été réalisée et la direction actuelle travaille à renforcer progressivement ses capacités opérationnelles.
Dans cette perspective, un vaste recensement des bâtiments publics de l’État est en cours sur l’ensemble du territoire national. « Le volume réel du patrimoine bâti de l’État n’était pas connu jusque-là », a reconnu le ministre. Cette démarche devrait permettre aux autorités de mieux anticiper les besoins futurs en infrastructures administratives, dans un contexte où l’État n’a pas mené de grands programmes de logements depuis près de trois décennies, alors même que le nombre de bâtiments publics continue d’augmenter.
À travers ces réformes, les autorités entendent poser les bases d’une gestion plus moderne, rigoureuse et efficace des ressources publiques, au service du développement et de la performance de l’action gouvernementale.
Raydia pour Walpmedia.info







