Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, a présidé ce jeudi 12 février 2026 la cérémonie d’ouverture des Journées annuelles du Club des Dirigeants de Banques et Établissements Financiers en Afrique.

La rencontre, organisée dans un complexe hôtelier de la capitale, a réuni plusieurs responsables du secteur financier autour des grands enjeux liés au financement du développement sur le continent.
Placées sous le thème « Le financement de l’Économie Africaine : Intelligence Artificielle et Réglementation au Service de l’Efficacité Bancaire », ces assises se veulent un espace d’échanges et de concertation. L’objectif est clair : renforcer la coopération entre institutions financières et dégager des pistes concrètes pour améliorer l’efficacité du financement de l’économie africaine.
Prenant la parole à l’ouverture des travaux, Sidy Mohamed Chérif, président de l’Association des Professionnels de Banques en Guinée, a rappelé l’ampleur des défis auxquels le continent est confronté. Selon lui, l’Afrique doit mobiliser d’importants financements pour soutenir sa croissance, accompagner ses entreprises, accélérer son industrialisation et favoriser une inclusion financière durable. Dans cette dynamique, il estime que les banques doivent jouer un rôle déterminant. « Être non seulement des intermédiaires financiers, mais de véritables acteurs du développement économique », a-t-il affirmé.
Même constat du côté du Directeur général du Fonds Africain de Garantie et de Coopération Économique (FAGACE), Ngueto Tiraina Yambaye. Il a souligné le paradoxe d’un continent riche en ressources naturelles mais encore insuffisamment financé. Pour lui, l’intelligence artificielle représente un levier stratégique pour transformer en profondeur les systèmes financiers africains. Elle permettrait notamment de réduire les coûts, d’améliorer la gestion des risques et de faciliter l’accès au crédit, en particulier pour les jeunes entrepreneurs, les femmes rurales et les acteurs du secteur informel.
Clôturant la série d’allocutions, le Premier ministre a mis en avant la dynamique économique actuelle de la Guinée, tout en appelant à des réformes structurelles pour en maximiser les retombées. Il a notamment relevé un déséquilibre dans l’orientation des financements bancaires. « Aujourd’hui, le secteur bancaire finance davantage les besoins de l’État que ceux de l’économie réelle. Pour un développement inclusif, il est indispensable de diversifier l’économie, d’investir dans les infrastructures, le capital humain et la collectivité, et de réformer la pratique bancaire afin de réduire l’usage du cash et d’encourager la bancarisation », a-t-il déclaré.
Le Chef du Gouvernement a, en outre, invité les établissements financiers à accompagner cette transformation en misant sur l’innovation et en adaptant leurs services aux réalités d’une clientèle de plus en plus diversifiée.
Ces Journées annuelles s’annoncent ainsi comme un cadre stratégique de réflexion pour repenser les mécanismes de financement en Afrique et positionner les banques comme des piliers essentiels d’un développement inclusif et durable.
Raydia pour Walpmedia.info







