Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a reçu ce mardi le représentant du Groupe de la Banque mondiale en Guinée, Issa Diaw, pour une séance de travail consacrée à l’avenir du système éducatif guinéen.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du dialogue stratégique engagé entre le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers afin d’accélérer les réformes en cours dans le secteur de l’éducation.
Au cours des échanges, le ministre a salué l’appui constant du Groupe de la Banque mondiale, notamment durant la période de transition, tout en mettant en avant la nouvelle orientation donnée au département.
Selon lui, la Guinée évolue désormais dans une dynamique fondée sur la concertation, la mutualisation des expériences et une planification rigoureuse des actions. « L’éducation est aujourd’hui une priorité nationale clairement assumée », a déclaré Alpha Bacar Barry, soulignant que l’alignement des politiques publiques permet de donner davantage de cohérence et d’efficacité aux réformes engagées.
Vers une réforme structurante et cohérente
Le ministre est également revenu sur la fusion stratégique entre l’enseignement général, technique et professionnel, qu’il qualifie de réforme structurante. Cette réorganisation vise à créer des passerelles entre les différents cycles de formation et à adapter les curricula aux besoins réels du marché du travail.
« Il faut reconstruire le socle de l’enseignement », a-t-il insisté, plaidant pour un renforcement de la recherche pédagogique afin de moderniser les contenus, d’actualiser les méthodes d’apprentissage et d’inscrire le système éducatif dans les standards contemporains.
Cette approche ambitionne de rompre avec des décennies de dysfonctionnements marqués par la politisation du secteur et une gestion jugée peu performante des ressources humaines.
La réforme du parcours des enseignants a également occupé une place centrale dans les discussions. Le ministre a évoqué la mise en œuvre de mécanismes de pré-recrutement basés sur le mérite, la sécurisation des carrières et la professionnalisation progressive du métier.
Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de moderniser les écoles et centres de formation, d’y intégrer pleinement le numérique et de renforcer les outils de planification. Pour les autorités, ces leviers sont essentiels afin d’anticiper les besoins, d’optimiser les investissements et d’assurer une gestion plus efficace du système éducatif.
Au terme de la rencontre, les deux parties ont réaffirmé leur convergence sur l’importance d’une réforme globale, progressive et adaptée aux réalités nationales. Gouvernement et Banque mondiale entendent poursuivre leur partenariat stratégique, convaincus que l’éducation demeure le socle du développement économique et social de la Guinée.
Raydia pour Walpmedia.info






