À quelques jours de l’Eid El-Fitr marquant la fin du Ramadan, les marchés de prêt-à-porter enregistrent une affluence notable. Malgré cet engouement, les commerçants font face à des contraintes liées au manque de marchandises et au faible pouvoir d’achat des clients.

À l’approche de la fête de l’Eid El-Fitr, synonyme de célébration et de renouveau, les marchés d’habillement connaissent une certaine animation. Contrairement à d’autres secteurs impactés par une baisse de la clientèle, les vendeurs de vêtements prêt-à-porter enregistrent une fréquentation en hausse.
Rencontré dans un marché de la place, Ibrahima Barry se réjouit de l’affluence, tout en soulignant des difficultés persistantes « Nous pouvons dire Dieu merci, les clients viennent nombreux. Notre principale difficulté, c’est le manque d’habits pour les enfants. Les parents viennent avec leurs enfants, mais ils ne trouvent pas toujours ce qu’ils cherchent. Les grossistes évoquent des retards au niveau du port. Nous faisons de notre mieux pour nous adapter, mais la situation reste difficile, d’autant plus que beaucoup de clients manquent de moyens », explique-t-il.
Du côté des vendeurs de chaussures, le constat est similaire. El Hadj Oumar Sall, actif dans le domaine depuis près de dix ans, observe une reprise progressive « Les clients viennent petit à petit, alhamdoulillah. Je travaille surtout pour équiper les enfants. Les prix commencent à partir de 80 000 francs guinéens. Mais avec le manque de liquidités, les clients négocient beaucoup. Nous sollicitons l’appui de l’État pour améliorer nos conditions de travail et développer notre activité », confie-t-il.
Entre forte demande, difficultés d’approvisionnement et contraintes économiques, les commerçants tentent de maintenir leurs activités à flot à l’approche de cette fête importante pour les familles.
Aliou Maci pour Walpmedia.info






