Le Bureau Guinéen du Droit d’Auteur franchit une étape décisive dans sa transformation digitale. Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi, le Directeur général de l’institution, aux côtés du ministre Moussa Fofana, a officiellement procédé au lancement d’un site web institutionnel et d’une application dédiée à la gestion des œuvres et des droits d’auteur.

Cette initiative vise à simplifier les procédures d’enregistrement des créateurs, tout en assurant une répartition plus transparente et efficace des droits.
Dans son intervention, Moussa Fofana a souligné l’importance de ces nouveaux outils numériques «Nous venons de présenter officiellement les solutions digitales du BGDA, notamment la plateforme iBGDA, l’application de gestion des œuvres et des auteurs, ainsi que iVisaBGDA, dédiée aux demandes de visas d’importation des appareils soumis à la rémunération pour copie privée. Cette occasion nous permet également de communiquer sur la répartition des droits collectés au titre de l’exercice 2025 »a-t-il déclaré.

Le Directeur général du BGDA, a insisté sur les avantages concrets de cette transformation « L’interface permet l’examen des œuvres par une commission nationale d’identification. Chaque ayant droit perçoit la part qui lui revient selon sa contribution. Cela réduit les délais de traitement, limite les déplacements et désengorge les services du BGDA » a-t-il expliqué.

Grâce à cette innovation, les créateurs peuvent désormais gérer l’ensemble de leurs démarches à distance. De la soumission d’une œuvre à sa validation, en passant par le suivi des dossiers, tout se fait via l’application. En cas de rejet, les utilisateurs sont informés des motifs, garantissant ainsi plus de transparence.
Le système permet également d’identifier avec précision tous les contributeurs d’une œuvre auteurs, compositeurs, arrangeurs, producteurs, traducteurs ou adaptateurs afin d’assurer une répartition équitable des revenus. À titre d’exemple, un auteur-compositeur peut percevoir jusqu’à 60 % des droits, contre 33 % pour un arrangeur, selon les modalités définies.
Enfin, les autorités ont tenu à rappeler que cette transition numérique s’accompagnera d’un programme d’accompagnement des créateurs «Il ne suffit pas de proposer des outils numériques. Il est essentiel d’accompagner les utilisateurs, notamment ceux qui ne sont pas familiarisés avec ces technologies. Des formations gratuites seront organisées afin de permettre à tous de mieux gérer leurs carrières, à l’image de ce qui se fait en France, aux États-Unis ou en Côte d’Ivoire » a t-il conclu.
Avec cette avancée, le BGDA ambitionne de moderniser durablement le secteur culturel guinéen et de renforcer la protection des droits des créateurs.
Aliou Maci pour Walpmedia.info
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