La question de la liquidité continue d’alimenter les débats en Guinée. Pour Mohamed Kourouma, ce problème est loin d’être récent et ne saurait être imputé uniquement aux autorités actuelles.
Selon lui, les difficultés liées à la disponibilité de liquidités remontent à l’époque de Ahmed Sékou Touré « Cette affaire de liquidité a commencé depuis le temps de feu Ahmed Sékou Touré. Même si le régime là-bas quitte, ce serait également la même chose » a-t-il déclaré, insistant sur le caractère structurel de cette situation.
L’homme d’affaires distingue par ailleurs plusieurs notions économiques souvent confondues. Il souligne que l’inflation, la variation monétaire et le manque de liquidités sont des problématiques différentes. À l’en croire, le gouvernement actuel n’est pas à l’origine de cette crise, mais en a hérité.
Dans son intervention, il a également tenu à saluer l’action du gouverneur de la banque centrale, qu’il qualifie de « meilleur gouverneur ». Il explique que la prudence observée dans l’introduction du nouveau billet de 50 000 francs témoigne d’une volonté d’adapter les décisions à la réalité économique du pays. « Il essaiera de faire tout son possible pour trouver une solution à cette situation » a-t-il affirmé.
Toutefois, Mohamed Kourouma pointe du doigt un autre acteur clé les commerçants. Selon lui, la population dans son ensemble n’est pas le cœur du problème « Le gros problème, c’est nous les commerçants » reconnaît-il, appelant ses pairs à déposer davantage leurs fonds dans les banques afin de fluidifier le circuit monétaire.
Enfin, il invite les autorités monétaires à améliorer les services bancaires, notamment en réglant les difficultés liées aux cartes magnétiques, un levier qui pourrait, selon lui, faciliter les transactions et réduire la pression sur les espèces.
Diaraye Bah pour Walpmedia.info







