L’augmentation incessante des prix des sacs importés via le port autonome de Conakry devient un véritable casse-tête pour les professionnels et les consommateurs. Abdoulaye Barry, staffeur, tire la sonnette d’alarme et appelle le gouvernement à intervenir rapidement «Le problème se situe au niveau des prix. À chaque nouvel arrivage, le coût augmente. Un sac qui se vendait à 85.000 FG il y a quelques mois se retrouve aujourd’hui entre 175.000 et 180.000 FG », explique Abdoulaye Barry.
Il souligne que la hausse est progressive mais constante : après les retards enregistrés au port début janvier, le sac était déjà passé à 120.000 FG avant d’atteindre les niveaux actuels.
Pour M. Barry, cette flambée des prix n’est pas justifiée par des changements dans les frais de dédouanement« Nous n’avons entendu aucune annonce officielle d’augmentation des taxes portuaires ou douanières. Pourtant, les prix continuent de grimper »déplore-t-il.
Cette situation pèse lourdement sur le secteur informel et les petits commerçants qui dépendent de l’importation de sacs pour leurs activités. Les consommateurs ressentent également l’impact direct de cette inflation sur leur budget quotidien«Nous achetons moins ou choisissons des produits de moindre qualité pour compenser cette hausse », confie un commerçant du marché de Madina, sous couvert d’anonymat.
Les experts économiques interrogés mettent en avant plusieurs causes possibles : la spéculation liée aux retards portuaires, la hausse du coût du transport maritime international, mais aussi une gestion parfois opaque de l’approvisionnement. Ils soulignent que des mesures gouvernementales seraient nécessaires pour réguler les prix et protéger le pouvoir d’achat.
Abdoulaye Barry appelle donc à une intervention rapide « Nous demandons au gouvernement de prendre des dispositions pour que les prix reviennent à la normale et que les professionnels puissent travailler dans des conditions justes »a-t-il souligné
Cette alerte résonne dans un contexte où l’inflation alimentaire et des produits de première nécessité reste une préoccupation majeure pour de nombreux Guinéens. La balle est désormais dans le camp des autorités, attendues au tournant pour apaiser les tensions sur le marché et rassurer les consommateurs.
Aliou Maci pour Walpmedia.info






