Face aux difficultés persistantes d’accès au cash, la Présidence de la République, la Banque centrale et les acteurs du secteur privé se sont réunis ce dimanche pour tenter de trouver des réponses concrètes à cette situation qui affecte le quotidien des citoyens et le fonctionnement de l’économie.
Au cœur des échanges, la question de la circulation de la monnaie et de la confiance dans le système bancaire.
Le gouverneur de la Banque centrale, Karamo Kaba, a tenu à rappeler les efforts déjà consentis par l’institution.
« Nous avons injecté. Jamais dans l’histoire de la Guinée, on a injecté autant d’argent en si peu de temps », a-t-il affirmé.
Malgré cette injection massive de liquidités, le constat reste préoccupant. Selon lui, une grande partie de l’argent mis en circulation ne revient pas dans le circuit bancaire.
« Sur cent billets que nous injectons aujourd’hui, il n’y a que six qui reviennent », a-t-il déploré, soulignant ainsi un déséquilibre qui fragilise davantage le système financier.
Pour les autorités monétaires, la solution ne réside pas uniquement dans l’augmentation des volumes de cash, mais aussi dans la restauration de la confiance entre les populations et les institutions financières.
« Il y a eu un gros effort d’injection. Nous allons continuer, mais il faut aussi travailler pour que l’argent revienne dans le système. Cela passe par restaurer la confiance », a expliqué Karamo Kaba, reconnaissant que certaines mesures ont pu « heurter » les usagers.
Dans cette dynamique, la Banque centrale envisage de revenir sur certaines décisions afin d’encourager les dépôts bancaires. L’objectif est clair : renforcer la bancarisation et accompagner la transition vers une économie plus digitalisée.
« On ne peut pas échapper à la bancarisation, on ne peut pas échapper à la digitalisation (…) On ne peut pas décoller si on a un secteur bancaire faible », a-t-il insisté.
Raydia pour Walpmedia.info







