À l’approche de l’Aïd el-Fitr, moment habituellement marqué par la joie, le partage et la solidarité, de nombreuses familles de Dabola font face à une réalité bien plus difficile, la hausse du prix de la viande.

À quelques heures de la fête le kilogramme est passé de 40 000 à 50 000 francs guinéens, une augmentation qui pèse lourdement sur le budget des ménages déjà fragilisés. Dans les marchés et aux abords des boucheries, la tension est palpable.
Rencontrée très tôt ce matin, Mme Salé Keïta témoigne de ses difficultés «Depuis 6 heures, je suis à la recherche de viande. Je suis passée par la boucherie, puis par l’abattoir. Ce n’est qu’aux environs de 9 heures que les bouchers sont arrivés, avec des prix plus élevés qu’avant. Ils affirment que cette hausse est liée à la fête et qu’ils ont été autorisés à vendre le kilo à 50 000 francs, soit une augmentation d’au moins 10 000 francs»dit-elle
Au-delà de la question des prix, c’est aussi la disponibilité qui inquiète. Selon plusieurs habitants, la quantité de viande mise sur le marché reste insuffisante pour couvrir les besoins de toute la population de Dabola.
Face à cette situation, Mme Keïta lance un appel aux autorités locales «Il faut anticiper. Les autorités doivent discuter avec les bouchers 4 à 5 jours avant la fête pour encadrer les prix et garantir une meilleure qualité de la viande »a-t-elle laissé entendre
Sur le terrain, notre reporter a également constaté une forte affluence et des bousculades devant certaines boucheries, signe de la pression grandissante à mesure que la fête approche.
Une situation qui, pour beaucoup, vient assombrir une célébration censée rassembler les familles autour de valeurs de solidarité et de partage.
Alimou Diallo, pour Walpmedia.info






