Atteinte de la drépanocytose depuis son plus jeune âge, Kadiatou Diallo a appris très tôt à vivre avec une pathologie aussi contraignante qu’imprévisible. Entre crises douloureuses, hospitalisations fréquentes et fatigue chronique, son quotidien est rythmé par une lutte permanente.
«Il y a des jours où tout semble normal, et d’autres où la douleur prend toute la place », confie-t-elle. Malgré ces épreuves, elle refuse de se laisser définir par la maladie.
Un moment particulièrement difficile a marqué son parcours : une crise sévère qui a nécessité une longue hospitalisation. Une épreuve qui, loin de l’affaiblir, a renforcé sa détermination à se battre, non seulement pour elle-même, mais aussi pour les autres.
C’est ainsi qu’est née son ONG, avec une mission claire : sensibiliser, informer et améliorer la prise en charge des personnes atteintes de la drépanocytose. À travers des campagnes de sensibilisation, des actions de terrain et un accompagnement moral des patients, Kadiatou Diallo s’impose aujourd’hui comme une voix engagée.
Cependant, le combat reste semé d’embûches. Le manque de moyens, l’insuffisance d’infrastructures adaptées et le déficit d’information constituent autant de défis au quotidien« Beaucoup ignorent encore la gravité de cette maladie » regrette-t-elle.
Sur la question de la prise en charge, elle appelle à une mobilisation accrue des autorités sanitaires, mais aussi à une prise de conscience collective. Pour elle, il est urgent de renforcer les dispositifs existants afin d’offrir aux patients de meilleures conditions de vie.
À la population, son message est clair «Informez-vous, dépistez-vous et soutenez les personnes atteintes. La drépanocytose n’est pas une fatalité»dit-elle
À travers son engagement, Kadiatou Diallo incarne aujourd’hui l’espoir et la résilience, tout en portant haut la voix de ceux qui, comme elle, vivent chaque jour avec cette maladie.
Aïssatou Kanté pour Walpmedia.info







