Six mois après avoir été enlevé, torturé puis relâché, l’activiste guinéen Abdoul Sacko est sorti de son silence. Sur RFI, ce mardi 26 août 2025, le coordonnateur du Forum des forces sociales, actuellement en exil, a dénoncé la recrudescence des disparitions forcées en Guinée.
Évoquant notamment Foniké Menguè, Billo Bah, le journaliste Marouane Camara et l’artiste Djely Mangan Kouyaté, il a exprimé son inquiétude pour ceux qui restent portés disparus : « Malgré mes propres souffrances, je pense à ceux qui sont encore détenus », a-t-il déclaré.
Revenant sur le coup d’État du 5 septembre 2021, Abdoul Sacko estime que « l’espoir d’une liberté retrouvée s’est mué en prison à ciel ouvert pour tous les Guinéens ».
Il a en outre appelé la communauté internationale à agir « pour défendre la dignité humaine et le respect des lois ».
Concernant les propos de Taliby Dabo, cadre du RPG, affirmant que certains disparus seraient encore en vie, l’activiste y voit une « piste sérieuse » qui mérite une attention particulière.
Raydia pour Walpmedia.info