Un drame d’une rare violence s’est produit dans la nuit du mardi 13 août au mercredi 14 août 2025, au quartier Matoto, dans la commune éponyme de Conakry. Une fillette de 10 ans, identifiée comme Mariam, a perdu la vie à la suite de sévices corporels que lui aurait infligés sa propre tutrice, qui est également son homonyme.

Selon les témoignages recueillis sur place par un reporter de Walpmedia.info, la jeune Mariam ne fréquentait pas l’école malgré son âge scolaire. Elle vivait sous la garde de sa tante, chez qui elle subissait régulièrement des violences physiques, selon plusieurs voisins.

Mamadou Lamarana Baldé, voisin direct de la famille, témoigne « L’acte s’est produit aux alentours de 1h du matin. J’étais dans ma chambre quand j’ai entendu du bruit. Je suis sorti et j’ai vu sa tutrice qui disait que la petite Mariam était tombée malade. Je lui ai conseillé de l’emmener à l’hôpital. Ce n’est que vers 4h du matin que nous avons appris qu’elle était décédée. Ils ont ensuite parlé de rapatrier le corps dans leur village, mais ont finalement décidé de l’enterrer ici. C’est après l’enterrement que des rumeurs ont commencé à circuler : des traces de torture avaient été observées sur le corps, avec du sang encore visible malgré son décès»,dit-il.

Un autre témoignage, celui de Fatoumata Soumah, voisine indirecte, corrobore les accusations de maltraitance « Je n’étais pas présente au moment des faits, mais la dame en question est locataire chez ma grand-mère. Vers 1h du matin, on a entendu des cris. Des voisins ont vu la dame et une autre femme transporter le corps de la petite. Ceux qui étaient sur place ont affirmé qu’il y avait du sang sur le corps. Ce n’était pas la première fois que la fillette était battue. Elle faisait tous les travaux ménagers, portait des bidons d’eau de 20 litres, même sous la pluie. Elle jouait rarement avec ses camarades, sa tante lui faisait vivre l’enfer»,a-t-elle laissé entendre.
Suite à ces événements, la présumée responsable et ses complices ont été interpellés et placés en garde à vue par les autorités. Après l’enquête préliminaire, ils ont été déférés pour répondre des faits qui leur sont reprochés.
Aliou Maci pour Walpmedia.info







