Il ne s’agit nullement d’opposer deux religions, encore moins d’alimenter une quelconque rivalité confessionnelle. Cette réflexion se veut avant tout une leçon de morale et de responsabilité adressée à l’ensemble des guides religieux, notamment aux imams.
La démission de l’archevêque de Conakry, le très respecté Mgr Vincent Koulibaly, constitue à cet égard un acte fort et porteur d’enseignements. Son choix ne procède ni d’une pression extérieure ni d’une incapacité à continuer à prêcher la parole de l’Évangile. Il s’inscrit plutôt dans une démarche de responsabilité et d’humilité, reconnaissant que la mission spirituelle dépasse la seule personne qui l’incarne.
À travers cet acte, l’archevêque rappelle qu’aucune fonction religieuse n’est une propriété personnelle et qu’aucun guide ne détient, à lui seul, l’exclusivité du savoir sacré. Cette posture devrait inspirer certains imams qui, parfois, s’accrochent à leurs fonctions malgré des tensions persistantes avec leurs fidèles.
Lorsqu’un responsable religieux se trouve confronté à une situation quelconque l’empêchant de servir sereinement sa communauté, la sagesse et la responsabilité commandent de passer le relais. Une telle décision permet d’éviter les divisions et de préserver l’harmonie, particulièrement dans les lieux de culte, qui doivent demeurer des espaces de paix et de rassemblement.
Au-delà des appartenances religieuses, c’est donc une leçon universelle de leadership et d’éthique qui est donnée. Savoir partir peut être, parfois, le plus grand acte de service.
Aliou Maci Diallo Journaliste reporter






