Exilé à l’étranger, l’ancien Premier ministre guinéen continue de suivre de près l’actualité de son pays d’origine. Joint par nos confrères de RFI, Cellou Dalein Diallo a abordé plusieurs sujets, notamment le dialogue en vue d’un retour effectif à l’ordre constitutionnel en Guinée.
Le président de l’UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée) a indiqué qu’il est prêt à engager un dialogue, mais sous certaines conditions. Selon lui, les autorités actuelles ont toujours rejeté ses appels à la négociation «J’ai toujours prôné le dialogue pour éviter ce qui nous est arrivé. Malheureusement, ils ne l’ont jamais accepté, préférant réprimer toutes les voix discordantes. Pour ma part, je reste partisan du dialogue, à condition qu’il porte sur un retour à l’ordre constitutionnel, sur la restauration des libertés publiques et sur la protection des droits humains. Si tel est le cas, je serai ouvert à cette discussion », a déclaré Cellou Dalein Diallo.
L’ancien Premier ministre a également exprimé ses critiques concernant la situation politique actuelle. Selon lui, la Guinée manque cruellement de liberté et de démocratie « Il n’y a ni liberté ni démocratie. Vous savez bien que ce référendum, tout comme l’élection présidentielle, ne reflètent en rien la volonté populaire. Il n’y a pas eu de véritable vote. C’est un désaveu du régime, car les Guinéens ne se sont pas déplacés vers les urnes, malgré les chiffres proclamés, qui n’ont rien à voir avec la réalité. Leur intention est claire : confisquer le pouvoir par la ruse et la violence », a-t-il dénoncé.
Cellou Dalein Diallo a par ailleurs remis en question les chiffres officiels de la participation électorale, affirmant que la participation nationale était prétendument supérieure à 80%, ce qui, selon lui, est loin de la réalité. « On n’a jamais atteint 30% nulle part, aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays. À Labé, la participation a été inférieure à 20%. Et aujourd’hui, on harcèle les personnes qui ont été responsables du financement de cette campagne en leur reprochant de détourner l’argent. C’est une des raisons pour lesquelles les gens n’ont pas voté », a-t-il ajouté.
Aliou Maci pour Walpmedia.info






