Le Programme Simandou 2040 ne se résumera pas à une succession de grands projets. Pour le Premier ministre Bah Oury, sa réussite dépend d’abord de la capacité de l’État à lever certains blocages majeurs. À la restitution des travaux de la retraite stratégique consacrée aux composantes du programme, il a identifié trois chantiers qui, selon lui, ne peuvent plus attendre.
Face aux responsables réunis pour cette rencontre, le chef du Gouvernement a placé la question de l’énergie au cœur des priorités. Il estime que le développement de plusieurs projets reste étroitement lié à la disponibilité d’une offre énergétique fiable.
« La question énergétique, une fois réglée, deviendra un catalyseur pour la réalisation d’autres projets aujourd’hui considérés comme difficiles à mettre en œuvre », a-t-il affirmé.
Au-delà de l’énergie, Bah Oury a également fixé un cap pour l’assainissement. Son ambition est de voir les difficultés qui persistent dans l’agglomération de Conakry trouver une réponse durable avant la fin de l’année.
Le troisième engagement concerne la réforme des finances publiques. Le Premier ministre a annoncé la volonté du Gouvernement de faire du budget-programme la règle dans l’ensemble des ministères avant la clôture de l’exercice en cours. Une évolution qu’il considère indispensable pour renforcer l’efficacité de l’action publique et limiter les erreurs dans la gestion des ressources.
Conscient que cette réforme bousculera les pratiques administratives, Bah Oury a appelé les équipes gouvernementales à changer de méthode et à inscrire leur action dans une logique de résultats.
« Un exercice exigeant, qui remet en cause nos habitudes et nos façons de faire. Effectuons le travail qui sied à notre époque. Aujourd’hui, demain, après-demain, que ceux qui viendront après puissent dire : « Ils ont fait du bon travail. » », a-t-il conclu.
Raydia pour Walpmedia.info







