À Dar-Es-Salam, où la décharge publique continue d’impacter le quotidien des habitants, les conséquences dépassent désormais les nuisances liées aux odeurs et aux moustiques. Les fortes pluies ont provoqué l’effondrement d’une partie de la clôture de l’unique cimetière desservant plusieurs quartiers de Conakry, exposant les lieux à de multiples risques.

Face à cette situation, le gardien du cimetière lance un appel pressant aux autorités. Au début de cette saison des pluies, une partie de la clôture du cimetière de Dar-Es-Salam 2 s’est effondrée, laissant le site sans protection. Une situation qui inquiète profondément les responsables des lieux et les populations des quartiers environnants qui y inhument leurs proches.
Rencontré par notre reporter, Mamadou Bobo Diallo, gardien du cimetière, décrit un quotidien devenu particulièrement difficile «La clôture s’est effondrée et les animaux pénètrent désormais dans le cimetière. Sans clôture, il est impossible d’assurer la sécurité des lieux. Nous demandons au gouvernement de nous venir en aide pour reconstruire ce mur. L’eau envahit le cimetière et beaucoup de personnes s’y retrouvent à l’intérieur. Plusieurs quartiers enterrent leurs défunts ici. Je prie Dieu de nous protéger et d’inspirer les autorités à agir. Les chiens entrent librement et les déchets de la décharge arrivent jusque sur les tombes. Nous ne savons même plus où procéder aux enterrements. Les habitants de Gbessia, Dabondy, ainsi que ceux des communes de Matoto et de Dixinn, utilisent ce cimetière. Les ordures ont également envahi la mosquée, empêchant les fidèles d’y accomplir leurs prières. Si rien n’est fait rapidement, nous ne saurons plus où prier. Nous demandons l’aide de tous»a-t-il fait savoir
Face à la dégradation continue de ce lieu de recueillement, les riverains et les responsables du cimetière appellent les autorités compétentes à intervenir sans délai afin de sécuriser le site, reconstruire la clôture et limiter les conséquences de la décharge sur les populations et les infrastructures environnantes.
Aïssatou Kanté pour Walpmedia.info







