Hier, dimanche, j’ai eu l’honneur de participer à une journée historique pour la culture guinéenne, à l’occasion de la cérémonie de pose de la première pierre du Centre culturel et Musée régional de Labé, au Gouvernorat de la région.
La cérémonie était présidée par Monsieur Moussa Moïse Sylla, ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, en présence des autorités administratives, religieuses et coutumières, ainsi que des sages et de l’ensemble de la notabilité de la région de Labé : Monsieur le Gouverneur, Monsieur le Préfet, Monsieur le Maire, la Ligue islamique, les faîtières de la culture, du tourisme et de l’artisanat, ainsi que toutes les composantes de la communauté.
Avant la prise de parole de Monsieur le Ministre, j’ai eu l’occasion de m’exprimer.
Dans mon intervention, après avoir rappelé l’histoire de la démarche que j’avais engagée auprès du CNT en faveur du développement des infrastructures culturelles dans nos régions, j’ai tenu à féliciter Monsieur le Ministre Moussa Moïse Sylla pour les nombreuses actions qu’il entreprend en faveur de la culture guinéenne.
J’ai également adressé mes sincères remerciements à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Mamadi Doumbouya, pour son engagement en faveur de la culture, notamment à travers Simandou 2040, dans lequel la culture occupe une place importante dans la vision de développement de notre pays.
Notre Constitution elle-même reconnaît l’importance de cette mission. L’article 62 stipule notamment :
« Le Président de la République est le protecteur des arts et des lettres. »
Je me suis alors souvenu d’une démarche que j’avais entreprise lors de l’examen d’une loi de finances, dans la salle des actes du Palais du Peuple, au CNT. J’avais adressé une demande officielle au Secrétaire général du département de la Culture sur l’importance de créer des centres culturels régionaux.
Pour illustrer cette nécessité, j’avais pris l’exemple de la pièce de théâtre « Les Châteaux de la ruelle », de mon grand frère Bilia Bah, Directeur général des ICC, mise en scène par mon autre grand frère Souleymane Thianguel, aujourd’hui Secrétaire général du département de la Communication.
Après son accompagnement par l’Institut français dans le cadre du CCFG, cette œuvre avait nourri l’ambition de s’exporter à l’intérieur du pays. Mais le manque de salles et d’espaces adaptés à la création artistique avait rendu cette démarche difficile.
L’équipe artistique avait finalement dû adapter la pièce pour certaines universités, faute d’espaces suffisants permettant son expression et sa diffusion.
C’est pourquoi, au-delà du simple fait de construire un bâtiment, la création de centres culturels et de musées dans nos régions représente une véritable nécessité pour notre développement culturel.
Ces infrastructures permettront de mettre à la disposition des artistes et des acteurs culturels des espaces de création, de formation, d’incubation, de représentation, d’exposition et de transmission de notre patrimoine.
Elles permettront également aux artistes de toutes les disciplines de développer leur travail, de valoriser leur talent et, surtout, de vivre dignement de leur art, sans avoir constamment à tendre la main.
Alors, après mon passage au CNT et toutes ces années de plaidoyer, voir aujourd’hui certaines de ces demandes se concrétiser et être portées au plus haut niveau par le premier responsable du département de la Culture ne peut que me réjouir.
Je tiens donc à remercier le Gouvernement guinéen pour cette initiative et particulièrement Monsieur le Ministre Moussa Moïse Sylla, qui se révèle être un véritable soldat de la culture guinéenne.
Lors de cette cérémonie, voir plusieurs entités culturelles et artisanales réunies sur scène a été pour moi un véritable ouf de soulagement et un grand motif de fierté.
J’ai notamment eu le plaisir de voir le légendaire et mythique Super Kolima Jazz, la Ligue régionale de Slam, l’Association des artistes comédiens (ADACL), le groupe de percussion Les Nyamakalas, ainsi que plus d’une dizaine d’artisans venus exposer leurs produits et leur savoir-faire.
C’est aussi cela, la culture : créer, transmettre, rassembler, valoriser nos talents et faire vivre notre patrimoine.
Le futur Centre culturel et Musée régional de Labé sera implanté dans le quartier Nadhel, juste après le camp, à moins de 15 minutes de la concession familiale de mon père à Satina, dans la sous-préfecture de Popodara.
Quelle fierté ! 🇬🇳❤️
Nous, artistes et acteurs culturels guinéens, rendons grâce à Allah de voir notre pays dirigé par un Président qui croit en la culture et qui est disposé à mobiliser les moyens nécessaires pour valoriser notre patrimoine culturel, touristique et artisanal, notamment à travers la vision Simandou 2040.
Merci à toutes celles et tous ceux qui œuvrent pour faire de la culture un véritable moteur de développement de notre pays.
Que vive la culture guinéenne !
Que vivent les acteurs culturels !
Que vivent les créateurs et les artistes guinéens ! 🇬🇳
Ça, c’est nous !
Ça, c’est la Guinée ! 🇬🇳❤️
Honorable Mamadou Thug
Artiste, comédien et acteur culturel






