À Dar-Es-Salam, l’histoire semble se répéter. Neuf ans après l’éboulement meurtrier de 2017, qui avait fait neuf morts, la même décharge a de nouveau cédé dans la nuit du 22 au 23 août 2026, provoquant un lourd bilan humain.
Selon le communiqué officiel de la Protection civile, 31 personnes ont perdu la vie dans cette nouvelle catastrophe. Un drame qui replonge les habitants du quartier dans le traumatisme d’un précédent sinistre survenu pratiquement à la même période.
Sur le terrain, l’émotion est vive. Les visages sont marqués par la tristesse, la peur et l’incompréhension. Dans les rues, la désolation est totale, alors que les habitants tentent de mesurer l’ampleur des dégâts causés par l’éboulement.
Les autorités se sont rendues sur les lieux pour constater les dégâts, témoigner leur solidarité aux populations sinistrées et présenter leurs condoléances aux familles endeuillées.
« Les déchets sont venus écrouler les maisons et les hangars»
Rencontrée par l’un de nos reporters, Mmah Hawa Camara, habitante du quartier, témoigne de l’ampleur du drame «Je ne suis pas une victime directe, mais ce sont mes voisins qui sont décédés tragiquement. Toute cette devanture que vous voyez était occupée par des personnes. Les déchets sont venus écrouler les maisons et les hangars»,dit-elle.
Très émue, elle pointe du doigt les environs de la décharge, où se trouve notamment la concession familiale dans laquelle elle a grandi.
« Juste derrière, il y a la concession de mon papa. Ça me peine de voir cet endroit où j’ai grandi dans cet état. Je demande aux autorités, notamment au président Mamadi Doumbouya, de nous venir en aide et de déplacer cette décharge », a-t-elle plaidé.
Plus loin, un adolescent, visiblement bouleversé, raconte avoir perdu plusieurs membres de sa famille dans l’éboulement «Je suis venu en Guinée il n’y a pas longtemps. Après avoir entendu le bruit, je suis venu à la recherche de ma maman et de mes frères. Mais, hélas, ils sont tous morts dedans », témoigne-t-il, la voix chargée d’émotion.
Son témoignage illustre la détresse de nombreuses familles qui, au lendemain du drame, restent confrontées à la douleur et à l’incertitude.
Après plusieurs heures d’intervention, les opérations de recherche menées à l’aide d’engins lourds ont pris fin à 18 heures.
Face à l’ampleur du sinistre, plusieurs personnes ayant perdu leur logement ont été temporairement relogées dans une école située à Dixinn.
Aliou Maci Diallo pour Walpmedia.info






