Depuis l’étranger, le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a livré une prise de parole au ton ferme sur l’évolution du débat public en Guinée, dénonçant notamment la prolifération de contenus qu’il assimile à des formes de manipulation et de désinformation.
Dans sa déclaration, le ministre estime qu’un changement de comportement s’impose face à certaines pratiques qui, selon lui, tendent à brouiller la frontière entre information, critique et manipulation.
« Depuis quelque temps, dans notre pays, une mécanique s’est installée. Des images fabriquées. Des contenus qui relèvent moins de l’information que de la manipulation. Des tribunaux improvisés»
Pour Ousmane Gaoual Diallo, ce phénomène ne serait d’ailleurs pas propre à la Guinée. Il s’inscrirait dans une dynamique plus large observée dans plusieurs sociétés, révélant, selon lui, une certaine fragilité du débat public à l’ère des réseaux sociaux et de la circulation rapide des contenus.
Le ministre insiste toutefois sur la nécessité de préserver une distinction claire entre la liberté de critique et les dérives qu’elle peut engendrer.
« Il existe une limite. Elle sépare la critique de la haine. Elle sépare le journalisme de son contraire », affirme-t-il, appelant chacun à prendre ses responsabilités face aux contenus diffusés dans l’espace public.
Dans son propos, Ousmane Gaoual Diallo s’interroge également sur les mécanismes de financement de ce qu’il décrit comme une véritable « industrie » de contenus, estimant que certaines productions peuvent contribuer à influencer la perception des citoyens.
La défense de la vérité au cœur du message
Au-delà de la polémique autour des contenus médiatiques et numériques, le ministre recentre son intervention sur sa conception de l’engagement public.
« Servir la République, ce n’est en aucun cas accepter que la vérité devienne une opinion parmi d’autres », soutient-il.
Fort de ses trente-huit années d’engagement politique et institutionnel, Ousmane Gaoual Diallo dit avoir rencontré, au fil de son parcours, des citoyens capables de faire preuve de discernement face aux différentes narrations qui traversent la société.
Il mise ainsi sur la « lucidité » des Guinéens pour faire la part des choses entre les informations fiables, les critiques légitimes et les contenus destinés, selon lui, à manipuler l’opinion.
En conclusion, le ministre affiche sa confiance dans la capacité des citoyens à exercer leur esprit critique.
« C’est cette lucidité qui, à la fin, fera la différence. J’y crois profondément », conclut-il.
Aliou Maci pour Walpmedia.info







