Labé, 8 septembre 2026 – Gare vide, moteurs éteints. Ce mardi matin, le secteur du transport est paralysé dans la commune urbaine de Labé. Après la grève des chauffeurs de la ligne Labé – Sénégal – Gambie la semaine dernière, le mouvement s’est étendu. Cette fois, toutes les lignes sont touchées.
À la gare routière centrale de Kouroula, chauffeurs et passagers patientent sans savoir à quelle heure ils pourront partir.
Boubacar Diallo, chauffeur sur l’axe Labé – Bamako, explique le ras-le-bol « De Pita jusqu’au Mali, les barrages sont partout. Avant on donnait 5.000 FG à chaque poste. Aujourd’hui c’est 10.000 FG, 20.000 FG, et parfois 40.000 FG selon les bagages. Pour un aller-retour à Bamako, je dépense plus de 200.000 FG juste pour les barrages. On a décidé d’arrêter pour se faire entendre » dénonce-t-il.
Alpha Oumar vient de Dakar. Il devait se rendre à Kindia pour récupérer les effets de sa femme, décédée il y a quelques jours « Je suis à la gare depuis 6h du matin. J’ai payé mon ticket, on me l’a remboursé parce qu’il n’y a pas de voiture. Ça fait 7 jours que je suis sur la route et je n’arrive toujours pas à Kindia» raconte-t-il, la voix fatiguée.
Comme lui, des dizaines de passagers sont bloqués dans les différentes gares de Labé.
Ce mardi, aucun véhicule n’a quitté Labé. Certains chauffeurs attendent, d’autres sont déjà rentrés chez eux.
Le mouvement se poursuivra, selon les grévistes, jusqu’à ce que les autorités trouvent une solution pour limiter les tracasseries sur les routes.
Ismaël Diallo Labé pour Walpmedia.info







