C’est une activité comme une autre, avec ses bénéfices et ses difficultés. Ils sont de plus en plus nombreux, ces jeunes qui investissent dans la construction de motels, appelés communément chambres de passage, aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays.

Une activité qui n’est pas sans risque, même si les conséquences sont parfois indirectes. On se souvient encore de ce drame survenu récemment à Dixinn, où un homme d’une soixantaine d’années avait rendu l’âme dans une chambre de passage.
La rédaction de Walpmedia.info s’est intéressée au sujet. À travers un de ses reporters, elle est allée à la rencontre d’un gérant de motel situé dans la périphérie de Dubréka.

« Ici nous avons une technique qui nous permet de contrôler les mouvements de nos clients, ce qui fait que jusqu’à présent, nous remercions le Seigneur de nous épargner de certaines difficultés », confie notre interlocuteur.
Il explique son mode de fonctionnement « Quand on reçoit un couple qui demande une chambre, nous avons plusieurs formules. La première est à l’heure, la seconde à la nuitée, et la dernière pour toute la journée. À chaque formule son prix »,dit-il.
Et de poursuivre « Une fois dans la chambre, après l’expiration du délai fixé, nous venons contrôler en tapant à la porte pour alerter le client que son temps est écoulé. S’il n’y a aucune réponse, on insiste au début, puisque parfois c’est le sommeil. Mais si après plusieurs heures il n’y a toujours pas de réponse, nous sommes obligés d’alerter les autorités pour procéder à une vérification. Si l’on constate qu’ils étaient simplement endormis, le couple s’acquitte alors des frais de déplacement des autorités », souligne-t-il.
Le gérant détaille d’autres règles de sécurité instaurées pour éviter les incidents «L’autre mesure de sécurité que nous avons instaurée est de retenir un partenaire qui sort sans l’autre. Si par exemple la femme sort sans l’homme, nous sommes dans l’obligation de retenir la femme à la réception jusqu’à ce que l’homme nous dise avec certitude qu’il est d’accord que sa compagne parte, et vice-versa», explique-t-il.
« Dans certaines situations, il arrive que des gens viennent avec des sacs qui nous paraissent suspects. Nous demandons à garder le sac à notre niveau jusqu’à leur sortie, tout ça pour des mesures de sécurité », ajoute Pépé Robert Keleba.
Avant de conclure avec assurance « Un incident ne s’est jamais produit dans notre lieu de réjouissance »,dit-il.
Au-delà de la gestion quotidienne et sécuritaire, notre interlocuteur n’a pas manqué d’exprimer ses difficultés liées à l’approvisionnement en produits vendus dans son établissement.
Aliou Maci, Aïssatou Diallo pour Walpmedia.info







