En ce 8 mars 2026, Journée internationale des femmes, je voudrais rendre un hommage appuyé à toutes les femmes du monde entier, mais particulièrement à celles qui évoluent dans les rédactions des différents médias de notre pays.
Vous avez choisi un métier exigeant, parfois au prix de nombreux sacrifices. Souvent, vous renoncez aux avantages liés à votre statut de femme pour vous mettre au service des autres couches de la société, afin de défendre les causes justes et dénoncer les maux qui touchent nos communautés.
Les femmes reporters méritent davantage de reconnaissance, car elles affrontent souvent des conditions de travail plus difficiles. L’exigence du métier fait que, bien souvent, elles n’ont même pas le temps de penser à l’apparence ou à l’élégance. Contrairement à d’autres secteurs où l’apparence peut être la première appréciation, dans le journalisme c’est plutôt la pertinence du sujet, la qualité du traitement de l’information et l’angle choisi qui déterminent la valeur du travail.
C’est donc l’occasion d’interpeller les décideurs, les patrons de presse et la Haute Autorité de la Communication afin qu’ils accordent une attention particulière à ces femmes qui, parfois, peinent à concilier vie professionnelle et vie familiale, et qui n’ont pas toujours de véritables perspectives de carrière.
Le reporter n’a pas d’horaires fixes. Si, dans certains métiers, les heures de travail sont clairement définies, ce n’est pas toujours le cas dans le journalisme, où le repos et la présence dépendent souvent de l’évolution de l’actualité.
Pour cette année, je plaide pour que le Ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités de la République de Guinée , la Haute Autorité de la Communication et les associations de presse se penchent davantage sur l’amélioration des conditions de travail et de vie de ces femmes et filles reporters qui servent chaque jour dans les différentes rédactions du pays.
De véritables guerrières qui n’ont rien à envier aux hommes dans l’exercice de leur métier.
Vos articles, vos reportages et vos analyses sur les réalités sociopolitiques et les faits divers contribuent chaque jour à informer, à éveiller les consciences et à améliorer le quotidien de milliers de Guinéens. Et pour cela, nous vous en sommes profondément reconnaissants.
Hommage à vous, braves femmes des médias.
Sayon Camara
Journaliste Reporter d’Images







