COMMUNIQUÉ N°0031
DU PARLEMENT CITOYEN DE L’ENGAGEMENT CIVIQUE
Le Parlement Citoyen de l’Engagement Civique prend acte de la libération de Hadja Asmaou Diallo, mère de Tibou Kamara, et de Hadja Binta Kamara, sa sœur, qui avaient été enlevées à leur domicile à Dinguiraye par des hommes armés et encagoulés le 03 Mars 2026.
Si cette libération met fin à une épreuve douloureuse pour leur famille, elle ne saurait masquer la gravité des pratiques d’enlèvements, de disparitions forcées et d’intimidations qui se multiplient dangereusement en Guinée.
Le Parlement Citoyen de l’Engagement Civique tient Mamady Doumbouya et son gouvernement pour responsables du climat de peur, de kidnapping, d’arbitraire et d’injustice qui gangrène aujourd’hui notre pays. Sous leur gouvernance, les enlèvements ciblés, les détentions arbitraires et les violations répétées des droits fondamentaux des citoyens deviennent une méthode de gestion politique inacceptable.
Nous exigeons des explications claires sur les circonstances exactes de l’enlèvement de Hadja Asmaou Diallo et Hadja Binta Kamara , ainsi que l’identification et la poursuite des auteurs et commanditaires de cet acte grave.
Le Parlement Citoyen de l’Engagement Civique exige également la libération immédiate et sans condition de toutes les autres personnes victimes d’enlèvements ou de disparitions forcées, notamment Foniké Menguè, Billo Bah, Marouane, Mabory, Elhadj Bambeto, les enfants d’Elie Kamano, le père de Babila ainsi que tous les autres citoyens injustement privés de leur liberté.
La Guinée ne peut être transformée en un État où des citoyens sont enlevés la nuit par des hommes encagoulés pendant que les autorités observent un silence coupable.
L’histoire jugera sévèrement ceux qui, par leurs actes ou leur silence, auront laissé prospérer l’injustice et la peur.
Le Parlement Citoyen de l’Engagement Civique appelle le peuple de Guinée, les forces vives de la Nation, les organisations de défense des droits humains ainsi que la communauté internationale à rester mobilisés afin de mettre fin à ces pratiques contraires à l’État de droit.
La liberté, la justice et la dignité du peuple guinéen ne peuvent être confisquées.
Fait à Conakry, le 09 Mars 2026
Le Parlement Citoyen de l’Engagement Civique







