À l’approche de l’Eid el-Fitr, qui marque la fin du mois de Ramadan, les préparatifs s’intensifient à travers le pays. Dans le cadre de notre série de reportages, notre rédaction s’est intéressée ce mardi 17 mars 2026 au quotidien des couturiers, fortement sollicités en cette période.
Dans les ateliers, l’ambiance est studieuse. Les machines tournent à plein régime et les artisans redoublent d’efforts pour honorer les commandes. Toutefois, derrière cette effervescence, les professionnels du secteur font face à une difficulté majeure, le manque de liquidités dans le circuit monétaire.

Rencontrée dans son atelier, la gérante de Mafalé Création témoigne « Les gens se préparent bien. Mais le problème de liquidité fait que l’engouement n’est pas au rendez-vous comme on pourrait l’espérer. Malgré tout, dans l’ensemble, ça va. Cette année est meilleure que les précédentes. Les clients viennent, même si certains passent leurs commandes un peu en retard. Nous arrivons toujours à nous comprendre»a-t-elle fait savoir.

Au grand marché de Matoto, Abdoul Karim Barry, tailleur, dresse un constat similaire « Il y a du travail, mais les gens souffrent. Chacun se plaint du manque d’argent. La clientèle est là, et nous faisons des efforts sur les prix. Mais l’an dernier, nous avions plus de clients. Aujourd’hui, tout le monde évoque ce problème de liquidité. Après le travail, certains paient via Orange Money. Pour retirer cet argent, c’est un véritable parcours du combattant»a-t-il déclaré
Face à cette situation, la responsable de Mafalé Création lance un appel aux autorités «Nous demandons humblement à l’État d’aider les populations à accéder plus facilement à leur argent dans les banques afin de mieux se préparer pour la fête. Nous invitons également les tailleurs à faire preuve de patience envers les clients, pour préserver l’harmonie»a-t-elle lancé
Malgré ces difficultés, les couturiers restent mobilisés pour répondre à la forte demande liée à cette période festive très attendue.
Diaraye Bah, pour Walpmedia.info







