L’ancien président de la délégation spéciale de Matam, Badra Koné, a comparu ce mercredi devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), aux côtés de sept autres prévenus.
Ils sont poursuivis pour plusieurs infractions présumées, notamment détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques, escroquerie, prise illégale d’intérêts, conflit d’intérêts, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité.
Dès l’ouverture de l’audience, la Cour a interrogé les prévenus sur leur disposition à être jugés immédiatement, dans le cadre d’une procédure de flagrance. Tous ont répondu par l’affirmative.
À la barre, Badra Koné a été appelé à répondre des faits qui lui sont reprochés. Selon l’accusation, il aurait, entre février 2021 et avril 2026, détourné une somme estimée à 240 milliards de francs guinéens. Il lui est également reproché d’avoir perçu des avantages indus, falsifié des documents administratifs, mené des manœuvres frauduleuses et favorisé une entreprise dénommée B&B BTP SARL dans l’attribution de marchés publics.
Interrogé par le président de la Cour, l’ancien responsable communal a catégoriquement rejeté l’ensemble des accusations portées contre lui.
Alors que la parole devait lui être donnée pour présenter sa version des faits, la défense est intervenue. Me Facinet Sylla a soulevé une exception en s’appuyant sur l’article 66 du code électoral, qui interdit, selon lui, toute poursuite judiciaire à l’encontre d’un candidat en période électorale.
Malgré cette démarche, la demande de mise en liberté du prévenu a été rejetée par la Cour.
Ce dossier intervient dans un contexte particulièrement sensible, à quelques semaines de la tenue du double scrutin en Guinée.
Depuis la CRIEF, Mohamed Camara pour Walpmedia.info







