Dans une sortie critique, un responsable politique du Bloc libéral (BL) fustige la gestion actuelle du processus électoral en Guinée, qu’il qualifie de « petite politique fondée sur des calculs en violation des lois »
Selon lui, le pays serait engagé dans une dynamique dangereuse visant à instaurer un « parti-État ». Il accuse les autorités de vouloir concentrer tous les pouvoirs entre les mains d’un seul camp politique « L’objectif est clair obtenir 99 % de l’Assemblée et du Sénat pour transformer la Guinée en un empire, où le président serait un monarque absolu »dit-il

Le responsable pointe également du doigt l’élargissement des prérogatives présidentielles, évoquant une loi récemment promulguée qui accorderait au chef de l’État le droit de légiférer « Malgré des pouvoirs déjà considérables, cela ne semble pas suffire »déplore-t-il.
Sur le terrain électoral, il dénonce une exclusion ciblée de son parti, notamment dans la région forestière« À Guéckédou, Kissidougou et dans plusieurs localités, nos candidats ont été recalés » affirme-t-il, évoquant même le cas d’une liste dirigée par une femme à Kissidougou qui n’aurait jamais été transmise à Conakry pour validation.
«On parle de promotion des femmes, mais dès qu’une opportunité concrète se présente, elle est écartée »regrette-t-il.
Le BL critique aussi la transparence du processus électoral, accusant les autorités d’avoir mis en place une commission électorale sans représentation des acteurs en compétition. « Les règles ont été fixées de manière fantaisiste » soutient-il.
À ce titre, il relève une hausse spectaculaire des montants exigés pour participer aux élections « En 2018, le quotient était de 3 millions en zone rurale. Aujourd’hui, il est passé à 35 millions, soit une augmentation de plus de 1 200 %»
Pour le Bloc libéral, cette situation fausse la compétition et éloigne le pays des principes démocratiques« Nous ne sommes pas des voyous, ni des trafiquants. Nous sommes des leaders politiques porteurs de valeurs »insiste-t-il.
Et de conclure « Notre combat est clair empêcher que la Guinée ne sombre dans une dérive autoritaire » a conclu Oumar Sonoh
Aïssatou Kanté pour Walpmedia.info







