Malgré les conséquences environnementales qu’elle engendre, l’exploitation artisanale du sable le long du fleuve Niandan est devenue une importante source de revenus pour de nombreux habitants de la préfecture de Kissidougou. Parmi eux figurent de nombreux jeunes, dont plusieurs élèves.
Rencontré sur les berges du fleuve par notre correspondant local, Jean Pierre Leno, âgé de 17 ans, explique les raisons qui le poussent à exercer cette activité «Je fais ce travail pour aider ma mère à payer mes frais de scolarité. C’est difficile, mais c’est mieux que de rester sans rien faire. En tant que jeune, j’ai des besoins que mes parents ne peuvent pas toujours satisfaire dans ce contexte économique difficile. Cette activité me permet aussi de rester loin de la délinquance, notamment du vol et d’autres infractions », a-t-il confié.
Même son de cloche chez une autre riveraine rencontrée sur le site d’exploitation « Le sable, c’est notre pain quotidien. Nous le vendons aux entrepreneurs du bâtiment. C’est un travail pénible, mais il nous permet de subvenir à nos besoins », explique-t-elle.
Selon elle, cette activité constitue aujourd’hui une véritable alternative à l’emploi formel, devenu rare dans la préfecture.
Assis au volant de son camion, Jack Leno décrit son rôle dans cette chaîne économique « Je collecte le sable auprès des riverains avant de le livrer sur les différents chantiers de construction à Kissidougou. C’est un métier qui rapporte, même si les conditions de travail ne sont pas toujours faciles », précise-t-il.
Si cette activité contribue à améliorer les revenus de nombreuses familles, elle soulève également des préoccupations liées à la préservation de l’environnement et à l’exploitation intensive des ressources naturelles du fleuve Niandan.
Kissidougou, Mohamed Touré, pour Walpmedia.info






