En Guinée, l’eau est partout. Pourtant, dans de nombreux foyers, ouvrir un robinet ne garantit toujours pas de voir couler la moindre goutte. Un paradoxe sur lequel s’est exprimé Thierno Mamadou Nassirou Diallo lors de son passage dans l’émission Grand Angle de la télévision nationale.
Pour l’ancien directeur général de la SEG, la question n’est pas celle de la ressource, mais de sa transformation et de son acheminement. « L’eau ne manque pas à la Guinée. Mais très malheureusement, c’est l’eau potable qui manque », a-t-il résumé.
Derrière les coupures qui rythment le quotidien de nombreux habitants se cache, selon lui, un déficit d’infrastructures accumulé pendant plusieurs décennies. Réservoirs, stations de traitement, canalisations ou encore systèmes de stockage : autant d’équipements indispensables qui nécessitent des investissements considérables. « La véritable raison, la plus essentielle, c’est le manque d’investissement », a-t-il expliqué.
Alors que les frustrations grandissent dans les quartiers confrontés aux pénuries, le responsable mise désormais sur un vaste programme destiné à renforcer la capacité de production et de distribution du Grand Conakry. Le projet, dont le démarrage est annoncé dans les prochaines semaines, doit permettre de réduire un écart devenu important entre les besoins de la capitale et les volumes actuellement disponibles.
Sur la question du financement, Thierno Mamadou Nassirou Diallo se montre rassurant : « Le financement est acquis. »
En attendant les premiers résultats sur le terrain, les habitants continuent de jongler entre forages, citernes et réserves domestiques. Une situation que le responsable espère bientôt reléguer au passé. « C’est un mauvais souvenir qui va être bientôt derrière nous », a-t-il affirmé.
Raydia pour Walpmedia.info







