Sept personnes ont comparu devant le tribunal de première instance de N’Zérékoré pour répondre des faits de trafic et de vente illégale de carburant qui leur sont reprochés.
À la barre, les prévenus ont relaté les circonstances dans lesquelles ils exerçaient cette activité, devenue pour certains une source de revenus malgré son caractère illégal.

Parmi eux, deux femmes ont reconnu avoir acheté du carburant dans des stations-service avant de le revendre sur le marché parallèle. Elles ont expliqué avoir profité d’une supposée rupture de stock pour écouler leur marchandise et répondre à la forte demande.
Une pratique qui suscite de vives inquiétudes auprès des autorités administratives et judiciaires de la région. Ces dernières estiment que la vente informelle de carburant constitue un danger pour la sécurité publique en raison des risques élevés d’incendie, d’explosion et d’accidents domestiques.
Cette préoccupation est renforcée par le drame survenu le 9 juin dernier dans la préfecture de Lola. Une femme, identifiée sous le nom de Massogbè Condé et mère de sept enfants, avait perdu la vie alors qu’elle manipulait du carburant à son domicile.
Face à la recrudescence de ce phénomène et à ses conséquences parfois tragiques, les autorités judiciaires de N’Zérékoré affichent leur détermination à lutter avec fermeté contre le trafic et la commercialisation illégale de carburant dans la région.
Moussa Camara, pour Walpmedia.info







