Au mois de novembre dernier, Silva Bongo, l’ex-première dame du Gabon, a vécu l’un des épisodes les plus terrifiants de sa vie. Dans un témoignage poignant, elle raconte l’arrestation violente qui a suivi le coup d’État contre son mari, l’ancien président.
« Un jour, on est venu me chercher, on m’a cagoulée, toujours ces mêmes gens cagoulés, avec des mitraillettes », raconte-t-elle.
Sa claustrophobie s’est aussitôt manifestée« Je n’arrivais pas à respirer. J’ai supplié de pouvoir soulever un peu la cagoule. J’ai pu voir où l’on m’emmenait et nous nous sommes retrouvés dans le sous-sol de la présidence»,dit-elle.
Silva Bongo explique avoir été attachée, pieds et mains liés, et arrosée d’eau froide. À ses côtés, son fils Nourdin, malade et terrifié, souffrait en silence « Ses yeux sortaient presque de leurs orbites, c’était l’horreur », confie-t-elle.
Les violences se sont intensifiées. Silva a été frappée à plusieurs reprises, à coups de bâton et de barre de fer, tandis qu’on la menaçait par l’intermédiaire de son fils « Je leur ai dit de ne pas frapper les femmes. Ils m’ont répondu que si je voulais être épargnée, ils frapperaient mon fils ». raconte-t-elle, la voix brisée par le souvenir.
Sous cette pression, son fils a été contraint de signer des documents sous menace.
Silva Bongo partage aujourd’hui son récit avec courage, offrant au monde un regard inédit sur les coulisses d’un coup d’État au Gabon «Chaque mot que je prononce est empreint de douleur, mais je voulais que le monde sache ce que nous avons traversé », conclut-elle.
Source RFI
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