Alors qu’il comaparaissait devant les juges de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), ce lundi 9 mars 2026, l’ancien président de la cour constitutionnelle, a plaidé pour sa libération de façon provisoire. Une demande restée sans suite favorable.
Mohamed Lamine Bangoura est poussuivi par l’agent judiciaire de l’Etat, pour détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux, enrichissement illicite et complicité. Le montant incriminé porte sur 20 milliards de francs guinéens, une subvention accordée à la cour constitutionnelle.
Mis sous mandat de dépôt le 15 décembre 2022, à la maison centrale de Conakry, Mohamed Lamine Bangoura a nié les faits qui lui sont reprochés. Position qu’il a prise depuis le début de sa comparution. Lors de son passage devant les juges ce jour, il a révélé avoir des salaires pour ses différents services rendus. Selon lui, ces services ne sont pas rendus seulement à la cour constitutionnelle.
«Je suis un enseignant-chercheur. J’ai été doyen de faculté à l’université général Lansana Conté de Sonfonia, où je recevais des primes. J’ai encadré des Masters pour les étudiants où j’étais payé. A la cour constitutionnelle, j’avais un salaire de 75 millions, 9 millions à l’université général Lansana Conté. 150 millions pour une subvention, payée quatre fois par an. Et une prime de 20 millions de francs guinéens, étant président de la cour constitutionnelle », a révélé Mohamed Lamine Bangoura.
Contrairement aux audiences précédentes, l’audience du jour n’a pas connu d’intenses débats entre les parties.
Le prévenu et son avocat ont formulé une demande de mise en liberté provisoire. Mais, elle a été rejetée par le juge Yacouba Conté.
Celui-ci a ordonné à la BCRG de fournir le relevé bancaire de la cour constitutionnelle d’octobre 2018 à septembre 2021, avant de renvoyer l’audience au 18 mars 2026.
Diaraye Bah pour Walpmedia.info







