Le drame survenu dans une carrière de sable du district de Sempetin, situé dans la commune rurale de Hafia, continue de susciter une vive émotion. Deux jours après l’éboulement qui a enseveli Boubacar Diallo, 26 ans, son corps reste introuvable malgré d’importantes opérations de recherche.
L’accident s’est produit le mardi 14 juillet 2026, alors que le jeune homme travaillait dans la carrière. Alertées, les autorités administratives, les services de sécurité et de nombreux citoyens se sont rapidement mobilisés pour tenter de retrouver la victime.
Pendant près de 48 heures, les recherches se sont poursuivies sans relâche. Les secouristes et les volontaires ont travaillé jusqu’au milieu de la nuit avant de reprendre les opérations le lendemain. Une tentative d’intervention à l’aide d’un engin de chantier mis à disposition par une entreprise chinoise opérant sur la route voisine a également été envisagée. Toutefois, la machine n’a pas pu accéder au site en raison de la configuration du terrain.
Alors que les recherches se poursuivaient mercredi, un nouvel éboulement est survenu après une courte pause des équipes, ensevelissant davantage la zone et augmentant considérablement les risques pour les sauveteurs.
Face à cette situation, les autorités préfectorales, en concertation avec la famille de la victime, ont décidé de mettre fin aux recherches afin d’éviter de nouvelles pertes humaines.
Joint par téléphone, le maire de la commune rurale de Hafia, Thierno Abou Diallo, est revenu sur les circonstances de ce drame «Après l’éboulement, nous avons immédiatement informé les autorités à tous les niveaux. Les jeunes se sont fortement mobilisés pour tenter de retrouver la victime. Ils ont travaillé jusqu’à une heure du matin, puis ont repris le lendemain. Nous avons même sollicité un engin de chantier, mais il n’a pas pu accéder au site. Plus tard, un nouvel éboulement s’est produit, aggravant les risques. Les autorités nous ont alors demandé d’arrêter les recherches afin d’éviter d’autres victimes. La famille a accepté cette décision et s’en est remise à la volonté de Dieu»a-t-il souligné
À la suite de cette décision, la carrière de sable a été fermée sur instruction des autorités préfectorales. Toutes les activités y sont suspendues jusqu’à nouvel ordre afin de prévenir tout nouvel accident.
Ce drame relance une nouvelle fois la question de la sécurité dans les carrières artisanales de la région, où les conditions d’exploitation exposent régulièrement les travailleurs à de graves dangers.
Labé, Ismaël Diallo pour Walpmedia.info






