La première journée du Festival des Arts et du Rire de Labé a été marquée par un moment fort de réflexion et de sensibilisation autour des enjeux culturels : un panel animé par Moussa Fofana, Directeur général du Bureau Guinéen du Droit d’Auteur (BGDA). Une entrée en matière qui place d’emblée la question des droits des créateurs au centre de cet événement culturel d’envergure.

Invité par les organisateurs, le BGDA n’a pas hésité à répondre présent. Pour son directeur général, cette participation relève d’une évidence « Nous ne pouvons pas rester en marge d’une telle activité culturelle, surtout lorsque des œuvres seront exécutées », a-t-il
déclaré, soulignant la responsabilité de son institution dans l’accompagnement et la protection des créateurs.
Au-delà d’un simple geste de soutien, la présence du BGDA s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation. Le panel a ainsi permis d’aborder des thématiques essentielles telles que la gestion collective des droits d’auteur, la rémunération pour copie privée, ainsi que les nouvelles solutions numériques facilitant l’accès aux services du bureau « Aujourd’hui, même depuis Labé, Kankan ou Faranah, un créateur peut suivre ses droits sans se déplacer », a précisé Moussa Fofana.
Cette initiative vise à renforcer la compréhension des mécanismes juridiques et économiques qui encadrent les œuvres artistiques, dans un contexte où la diffusion et la reproduction des contenus sont de plus en plus accessibles. Le message est clair une meilleure gestion des droits d’auteur est indispensable à la structuration des carrières artistiques en Guinée.
Le directeur général du BGDA a également salué la qualité de l’organisation du festival, mettant en avant le mérite d’une initiative portée par des moyens modestes mais avec une grande ambition « C’est réjouissant et surtout à encourager », a-t-il insisté, promettant de faire remonter les observations au ministre de la Culture, Moussa Moïse Sylla.
Dans un contexte national marqué par une volonté politique de décentralisation culturelle, ce type d’événement prend tout son sens. Le ministère de la Culture, à travers ses directions régionales et préfectorales, entend favoriser l’émergence d’initiatives locales similaires à travers tout le pays. Des festivals comme la Mamaya à Kankan, le FENAC ou encore le festival de Badiar témoignent déjà de cette dynamique.
Pour Moussa Fofana, cette première journée est porteuse d’espoir « Nous avons constaté un réel intérêt du public pour le droit d’auteur. Les bases ont été comprises, et nous attendons maintenant des retombées concrètes sur le terrain»,dit-il
Le Festival des Arts et du Rire de Labé s’annonce ainsi comme une plateforme d’expression artistique, mais aussi comme un espace d’éducation et de structuration pour les acteurs culturels guinéens.
Depuis Labé, Ismaël Diallo Aliou Maci pour Walpmedia.info






