Un drame d’une rare violence s’est produit dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 avril, dans le quartier Tambassa, au sein de la commune urbaine de Mamou.

Un homme d’une quarantaine d’années, marié et père de trois enfants, a été froidement assassiné sur son lit d’hôpital, où il était admis pour une tuberculose osseuse. Selon les informations recueillies par notre correspondant local, l’incident s’est déroulé aux environs de 20 heures, alors que la victime, identifiée comme Mamadou Kenda Doumbouya, se trouvait seule dans sa chambre d’hospitalisation.

Thierno Amadou Barry, président du conseil de quartier de Tambassa et proche de la victime, livre un témoignage bouleversant «C’est une tragédie odieuse. Il a été poignardé de six à sept coups au ventre par son agresseur. L’objectif était de tuer sur-le-champ, et c’est malheureusement ce qui s’est passé »a-t-il déclaré.
Face à ce drame, M. Barry pointe du doigt des failles dans le dispositif sécuritaire de l’établissement «Mourir à l’hôpital d’autre chose que la maladie pour laquelle on y est venu se faire soigner est inacceptable. La responsabilité du gardiennage et du personnel médical est engagée » a-t-il dénoncé.
Alertées, les autorités judiciaires et administratives, dont le chef de cabinet du gouvernorat de Mamou, se sont rendues dans la famille mortuaire pour présenter leurs condoléances. Elles ont également promis l’ouverture d’une enquête afin d’identifier et interpeller le ou les auteurs de cet acte criminel.
Une question demeure cependant : comment un tel crime a-t-il pu être commis au sein d’un hôpital régional supposé être sécurisé ?
À l’heure actuelle, le corps de la victime se trouve toujours à la morgue.
Mamou, Molota Soumah pour Walpmedia.info






