La mort de Makassia Traoré, une jeune femme d’une vingtaine d’années, suscite de nombreuses interrogations dans la préfecture de Siguiri, plus précisément dans le district de Tonson, relevant de la sous-préfecture de Doko.
Selon les informations recueillies par notre correspondant local, la victime s’était rendue de son propre gré, à moto, dans une clinique clandestine située au centre de Doko pour y recevoir des soins. C’est après cette consultation que son état de santé aurait commencé à se détériorer.
Au micro de notre correspondant, le Dr Abdoulaye Bachir Condé, médecin aux urgences de l’hôpital préfectoral de Siguiri, a indiqué avoir été informé dans la soirée du 4 juin du décès d’une jeune femme originaire du district de Tonson, survenu après une prise en charge dans cette structure sanitaire non autorisée.
D’après les explications fournies, Makassia Traoré est retournée dans son village après avoir reçu des soins à Doko. Cependant, son état de santé s’est progressivement aggravé. Face à cette situation, elle s’est rendue au poste de santé de Tonson où le personnel soignant a pris contact avec le praticien qui l’avait initialement prise en charge.
Selon ce dernier, un produit dénommé Novalgin aurait été administré à la patiente. Le Dr Abdoulaye Bachir Condé affirme que ce médicament a été interdit par les autorités sanitaires en raison de ses effets secondaires potentiellement graves.
Malgré les efforts déployés pour lui sauver la vie, la jeune femme a finalement succombé.
Informé de l’affaire, le procureur près le Tribunal de première instance de Siguiri a ordonné la restitution du corps à la famille pour son inhumation.
Par ailleurs, les agents de la clinique clandestine mise en cause ont été interpellés par les autorités compétentes. Les responsables du poste de santé de Tonson ont également été entendus dans le cadre de l’enquête ouverte afin de faire toute la lumière sur les circonstances de ce décès.
Siguiri, Ibrahim Condé pour Walpmedia.info







