Ce lundi 20 juin 2026, la chanteuse Mariame Sylla, alias « Yama Sega », s’est présentée devant le Tribunal de Première Instance de Mafanco dans une affaire née d’un conflit verbal largement exposé sur les réseaux sociaux. À la barre, l’artiste a adopté un ton humble, reconnaissant ses excès et assumant pleinement sa part de responsabilité.
Face au juge, Yama Sega est revenue sur les circonstances qui ont conduit à cette situation. Elle évoque des propos liés à la chirurgie esthétique, notamment au BBL, qu’elle dit avoir perçus comme des attaques personnelles. Une interprétation qui, selon elle, a déclenché une réaction impulsive.
« Je savais qu’elle parlait de moi, et elle savait aussi que je me sentais visée », a-t-elle expliqué, décrivant une tension qui s’est progressivement installée. Pensant mettre un terme à ce qu’elle considérait comme des provocations, la chanteuse a choisi de répondre publiquement, allant jusqu’à citer le nom de la personne concernée.
Mais avec le recul, l’artiste reconnaît avoir franchi une limite. « Je pensais que ça allait s’arrêter, mais ça a continué. J’ai fini par m’emporter et dire des choses que je n’aurais pas dû dire », a-t-elle admis, visiblement marquée par la tournure des événements.
Dans une déclaration empreinte de sincérité, Yama Sega a reconnu avoir tenu des propos injurieux, qu’elle attribue à un moment de colère. Elle a alors adressé des excuses publiques : « J’ai proféré des injures, et pour cela je demande pardon. J’étais sous l’effet de la colère. Je demande pardon à la justice et à toute la population guinéenne. »
Cette comparution intervient dans un contexte où les conflits entre figures publiques se déplacent de plus en plus sur les plateformes numériques, avec des répercussions parfois judiciaires. L’affaire souligne la nécessité de retenue, surtout lorsque la parole publique peut rapidement prendre une dimension nationale.
Le verdict du tribunal est attendu dans les jours à venir. En attendant, cette prise de parole pourrait marquer un tournant pour l’artiste, désormais engagée dans une démarche d’apaisement.
Raydia pour Walpmedia.info






