En marge de la marche organisée ce samedi à Conakry par l’Association Enfance et Dignité dans le cadre de la lutte contre le cancer du sein, deux acteurs majeurs de la société civile ont marqué de leur présence l’événement.

Il s’agit de Fodé Camara, coordonnateur de projet à l’ONG CEGUIFED, structure qui accompagne l’association organisatrice, et de Mamadou Saliou Barry, coordinateur national de la Maison des Associations de Guinée (MAOG).

Pour le représentant de CEGUIFED, l’événement est de grande envergure pour une association naissante « Avec cette association, qui est une association naissante, elle a pu organiser cet événement aujourd’hui, qui fait la promotion de la santé des femmes et des filles », a-t-il salué, avant de mettre en avant la stratégie de communication utilisée.
«Les messages ont été véhiculés dans nos langues nationales, mais aussi en français, pour pouvoir toucher directement les femmes qui sont dans les ménages, qui sont vraiment le plus souvent victimes de cette maladie », a-t-il expliqué.
Fodé Camara a insisté sur l’importance du dépistage précoce « À travers des dépistages précoces, on peut vraiment éviter cette maladie. Il ne faudrait pas attendre qu’il y ait des signes manifestes» explique-t-il.
« S’il y a une victime dans une famille, c’est toute la famille qui est directement ou indirectement touchée. Il faut que nos femmes, nos filles, nos mamans comprennent que c’est le moment d’aller vers les structures sanitaires », a-t-il lancé.
Il a enfin réaffirmé l’engagement de son ONG à poursuivre la sensibilisation toute l’année « Ce n’est pas seulement à cette occasion d’octobre qu’on passe des messages. Toute l’année, quand on a l’occasion, on fait passer des messages à l’endroit des femmes et des filles »
Présent également, le coordinateur national de la MAOG s’est dit honoré de prendre part à l’initiative « C’est un grand plaisir pour moi de participer à cette grande activité organisée par l’ONG Enfance et Dignité qui a réuni toutes les parties prenantes de la société civile, de l’État, des autorités locales», a-t-il déclaré.
Il a salué la qualité de la sensibilisation, notamment la traduction en langues vernaculaires, tout en invitant à intensifier les actions de proximité « La sensibilisation a été vraiment bien donnée parce qu’on a touché tous les points […] Maintenant c’est de pratiquer cela et même aller plus loin dans les quartiers, dans les bars cafés, dans les maisons et continuer à faire la sensibilisation », a-t-il plaidé.
Pour lui, la mobilisation ne doit pas se limiter au mois d’octobre « Le mois d’octobre c’est le mois dédié, c’est comme si tu disais un baptême. Mais ce n’est pas le jour du baptême seulement que tu vas acheter des habits pour l’enfant. Il est important qu’après même le mois d’octobre, qu’on fasse des sensibilisations dans les différentes localités »a-t-il souligné
Aliou Maci pour Walpmedia.info






