Les entreprises de presse en Guinée sont en difficulté. C’est le message fort lancé par Amadou Tham Camara, président de la Fédération Patronale des Associations Professionnelles de Presse de Guinée (FAPAGUI).
Selon lui, les médias sont de véritables entreprises économiques. Elles créent des emplois, investissent dans le matériel, forment du personnel et participent à l’économie du pays.
Mais malgré cela, elles font face à beaucoup de problèmes : trop de charges fiscales, difficultés d’accès aux crédits bancaires, manque de publicités et concurrence déloyale des grandes plateformes comme Facebook, Google et TikTok.
Face à cette situation, la FAPAGUI sollicite l’appui de la Haute Autorité de la Communication (HAC) et de la CGE-GUI pour défendre une fiscalité adaptée aux médias, un meilleur accès au financement et une vraie place des entreprises de presse dans les programmes d’aide au secteur privé.
La Fédération souhaite aussi développer des partenariats avec les grandes entreprises du pays, notamment à travers des contrats publicitaires annuels.
À l’endroit du président de la HAC, Amadou Tham Camara a demandé un dialogue permanent entre le régulateur et les patrons de presse. Pour lui, régulation, liberté de la presse, déontologie et survie économique des médias doivent avancer ensemble.
Il a surtout insisté sur un point : la subvention publique aux médias privés est bloquée à 3 milliards depuis des années.
« Nous comptons sur votre appui pour que la subvention soit fixée désormais à 15 milliards dans la loi de finances initiale de 2027 », a-t-il déclaré.
Enfin, il a demandé que les entreprises de presse soient prises en compte dans les opportunités de développement du pays, notamment dans le programme Simandou 2040.
Sa proposition est simple : mettre en place un cadre permanent de concertation entre la HAC, la CGE-GUI et la FAPAGUI pour transformer ces demandes en actions concrètes.
Aliou Maci pour Walpmedia.info






