Depuis l’étranger, Moussa Dadis Camara a brièvement pris la parole après l’annonce du décès de son ancien aide de camp, Aboubacar Diakité. Une réaction marquée par la sobriété, sans véritable message de compassion.
À la question des condoléances, l’ex-homme fort de Conakry a éludé toute formule classique, préférant une réflexion générale sur la vie et la mort :« Vous me parlez de condoléances ? […] personne n’est à l’abri de la mort […] même moi qui suis en train de vous parler, je ne suis pas à l’abri », a-t-il laissé entendre, fermant ainsi la porte à tout commentaire personnel sur la disparition de son ancien collaborateur.
Mais très vite, le ton change. Moussa Dadis Camara replonge dans les épisodes qui ont scellé leur rupture, notamment l’attaque armée de 2009 dont il dit avoir été la cible. Dans son propos, il rappelle aussi les déclarations faites lors du procès concernant la mort de Joseph Makambo Loua.
« Un homme a tenté de m’éliminer sans y parvenir. Il a reconnu lui-même […] avoir exécuté mon chef des opérations. Dire cela aujourd’hui… », a-t-il affirmé, sans développer davantage.
L’ancien président s’est ensuite montré plus incisif, évoquant une utilisation du religieux qu’il juge trompeuse :« Il s’est servi du Coran […] c’était sa stratégie », a-t-il soutenu, appelant dans la foulée à la vigilance et à la foi.
En guise de clôture, il s’est contenté de renvoyer à des déclarations passées de son ex-aide de camp, tout en adoptant une posture fataliste :« […] s’il mentait, que Dieu ne lui pardonne pas […] Dieu détient la vie de tous les êtres humains », a-t-il conclu.
Raydia pour Walpmedia.info







