Le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, a animé ce samedi à Paris un meeting qui a rassemblé près de 2 000 Guinéens venus de toute la France et d’autres pays européens. L’événement, organisé par le Bureau Fédéral UFDG de France, a également accueilli des délégations de l’ensemble des fédérations européennes.
Le rassemblement a vu la participation de militants et responsables de l’UFDG, ainsi que des représentants des Forces Vives de Guinée (FVG), regroupant des partis et organisations de la société civile comme le RPG, l’UFR, le Model, le FNDC et le FFSG.
Après un discours de bienvenue prononcé par El Hadj Hafisiou Bah, Secrétaire Fédéral de France, plusieurs responsables ont pris la parole pour réaffirmer « leur fidélité à l’UFDG et à son président, ainsi que leur ferme engagement à contribuer à la lutte pour la libération de la Guinée de la dictature ».
M. Souaré, coordinateur des FVG en France, a dénoncé « les violations massives des droits de l’homme et la restriction drastique des libertés publiques en cours en Guinée », appelant au renforcement de la solidarité pour « chasser la junte et restaurer la démocratie et les libertés publiques ».
Dans son intervention, Cellou Dalein Diallo a salué l’organisation du meeting et rendu hommage aux victimes de la répression : « J’ai rendu hommage aux nombreuses victimes innocentes de la folie liberticide du CNRD, notamment les victimes des disparitions forcées, de la répression sanglante des manifestations pacifiques, de tortures et de morts suspectes en détention, de kidnappings nocturnes suivis de bastonnades, ainsi que de poursuites judiciaires fantaisistes et de détentions arbitraires. »
Le président de l’UFDG a dénoncé la mauvaise gestion de la junte, citant des faits précis :
« le refus de publier les conventions signées avec les compagnies minières partenaires de la Guinée dans le projet Simandou, en violation du Code minier et des dispositions de l’ITIE » ;
« la disparition (selon le CNT) des 99 millions USD versés par Baowu Steel comme ticket d’entrée dans le projet Simandou » ;
la mauvaise gestion des entreprises publiques et des régies financières, qui « sont souvent utilisées pour financer les manifestations organisées pour la promotion de la candidature de Mamadi Doumbouya ou pour l’achat de conscience des leaders d’opinion ».
Cette situation se traduit par de lourds arriérés, notamment « les arriérés accumulés par l’EDG à l’égard des sociétés de gestion des barrages de Kaléta et de Souapiti, qui ont atteint en 2025 (selon le CNT) l’équivalent de 1,392 milliard de dollars », et le « non-paiement par l’ARPT des 108 milliards de GNF dus au Trésor public ».
Cellou Dalein Diallo a réaffirmé la position de l’UFDG face à l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025 : « L’UFDG ne s’associera pas, ni directement ni indirectement en soutenant un candidat, à la mascarade électorale prévue… Une élection organisée par une administration militaire, des délégations spéciales nommées, une justice alignée, n’est pas une élection. C’est une mise en scène, un habillage juridique destiné à légitimer la confiscation du pouvoir et à transformer un parjure en triomphe»
Pour conclure, il a appelé à la mobilisation des Guinéens : « Les patriotes guinéens peuvent compter sur l’UFDG et ses militants » pour restaurer la démocratie et les libertés, en se rassemblant autour des valeurs de liberté, justice et démocratie.
Aliou Maci pour Walpmedia.info







