Au quatrième jour des frappes israélo-américaines contre l’Iran, les tensions demeurent vives au Moyen-Orient. Le bilan humain et matériel continue de s’alourdir, avec de nombreuses victimes signalées et d’importantes destructions d’infrastructures. Des navires auraient également été pris pour cible, tandis que certaines bases américaines dans la région auraient subi des tirs attribués à l’Iran.
Face à l’escalade de la situation, le président français, Emmanuel Macron, s’est exprimé afin de clarifier la position de la France et d’identifier, selon lui, les responsabilités dans cette crise «La responsabilité première incombe à l’Iran»,dit-il.
Dans son intervention, le chef de l’État a déclaré «La République islamique d’Iran porte la responsabilité première de cette situation.
C’est elle qui a développé un programme nucléaire préoccupant et des capacités balistiques inédites,
qui a armé et financé des groupes armés dans les pays voisins,
le Hezbollah au Liban, les Houthis au Yémen, les milices chiites en Irak,
et qui a soutenu le Hamas en affirmant son hostilité envers l’État d’Israël»a-t-il fait savoir.
Le président français a également évoqué la situation intérieure iranienne, estimant que les autorités de Téhéran portent une part importante de responsabilité dans l’escalade actuelle.
Poursuivant, Emmanuel Macron a souligné que les opérations militaires menées par les États-Unis et Israël ont été engagées en dehors du cadre du droit international, une démarche que la France ne peut approuver «Compte tenu de l’absence de progrès dans les négociations, les États-Unis et Israël ont décidé de lancer des opérations militaires.
«Elles ont été conduites en dehors du droit international, ce que nous ne pouvons pas approuver.
Une nouvelle situation est en train d’apparaître. Les frappes pourraient se poursuivre dans les prochains jours pour affaiblir les capacités de riposte de l’Iran. En représailles, les actions iraniennes dans la région pourraient également continuer»a-t-il déclaré.
Malgré la fermeté de son propos, le président français a insisté sur la nécessité d’un retour rapide à la diplomatie «Un arrêt au plus vite des frappes est souhaitable. Une paix durable dans la région ne pourra se construire que par la reprise de négociations diplomatiques.
Je forme également le vœu que le peuple iranien puisse librement décider de son destin.
Nous faisons face à un conflit en expansion dont nul ne peut, à ce stade, prédire l’issue»a lancé le président français.
La France appelle ainsi à une désescalade rapide et à la reprise du dialogue pour éviter une aggravation du conflit régional.
Aliou Maci Pour Walpmedia.info







