La question de la gestion des déchets continue de susciter de vives préoccupations en Guinée, notamment dans les grandes agglomérations comme Conakry, où les ordures ménagères s’accumulent dans plusieurs quartiers. Entre insuffisance d’infrastructures, manque de sensibilisation et croissance démographique rapide, le pays fait face à un véritable défi environnemental et sanitaire.
Dans plusieurs communes de la capitale, les citoyens dénoncent la présence de dépotoirs sauvages le long des routes, dans les caniveaux et aux abords des habitations. Une situation qui favorise la prolifération des moustiques et autres agents pathogènes, augmentant ainsi les risques de maladies telles que le paludisme, le choléra ou encore les infections respiratoires.
Selon des spécialistes de l’environnement, l’absence d’un système efficace de collecte et de traitement des déchets constitue l’un des principaux obstacles à l’assainissement urbain. À cela s’ajoutent le manque d’équipements adaptés, l’insuffisance des moyens financiers et la faible implication de certains citoyens dans le respect des règles d’hygiène publique.
Face à cette réalité, les autorités locales et plusieurs organisations environnementales multiplient les campagnes de sensibilisation pour encourager les bonnes pratiques. Des opérations de nettoyage sont régulièrement organisées dans certains quartiers afin de réduire l’insalubrité et promouvoir une culture citoyenne autour de la protection de l’environnement.
Pour de nombreux observateurs, la lutte contre les déchets en Guinée nécessite une stratégie durable impliquant l’État, les collectivités locales, les entreprises privées et les populations. Ils plaident notamment pour la création de centres modernes de traitement des déchets, le renforcement des services de voirie ainsi que l’éducation environnementale dès le plus jeune âge.
En attendant des solutions concrètes et durables, les habitants espèrent une amélioration rapide des conditions d’assainissement afin de préserver la santé publique et l’image des villes guinéennes.
Aliou Maci pour Walpmedia.info






