Autrefois, nos sociétés africaines étaient reconnues pour leurs valeurs éducatives solides, fondées sur le respect, la discipline et la solidarité. Les enfants grandissaient sous le regard attentif de leurs parents et de toute la communauté. Chacun servait de modèle à l’autre. Malheureusement, cette époque semble aujourd’hui appartenir à un passé lointain.
De nos jours, de nombreux parents accordent davantage d’importance au confort matériel et au luxe qu’à l’éducation morale de leurs enfants, même lorsque ce mode de vie conduit à l’autodestruction. L’encadrement familial, pourtant essentiel, perd progressivement sa place dans plusieurs foyers.
Par ailleurs, les réseaux sociaux, qui devraient constituer des outils d’apprentissage, de formation et d’ouverture sur le monde, deviennent malheureusement des instruments de dérive pour une partie de la jeunesse africaine. Beaucoup de jeunes y puisent des comportements contraires à nos valeurs culturelles et éducatives.
Face à cette réalité, une question mérite d’être posée : la société africaine a-t-elle perdu ses repères dans l’éducation des enfants ?
La réponse semble, hélas, être affirmative. Nos valeurs traditionnelles s’effacent peu à peu au profit d’une quête effrénée du luxe, parfois même au prix de la dignité et du respect de soi.
Aujourd’hui, il n’est plus rare de voir des cadets manquer de respect à leurs aînés, tandis que certaines personnes considérées comme sages défendent des contre-vérités pour préserver des intérêts égoïstes.
Les parents ont-ils une part de responsabilité dans cette situation ?
Sans aucun doute. De plus en plus de parents n’exercent plus un véritable contrôle sur les fréquentations, les comportements et les déplacements de leurs enfants. Ce manque de suivi favorise souvent l’installation progressive d’une vie de débauche et de perte de repères.
Devons-nous continuer à être de simples spectateurs face à cette triste réalité ?
La question reste posée, et chacun y apportera sa propre réponse.
Mais une chose demeure certaine : l’avenir de notre société dépendra toujours de la qualité de l’éducation que nous transmettrons à nos enfants.
Par Aliou Maci Journaliste reporter






