À l’approche de la fête de la Tabaski, les marchés de vente de moutons, chèvres et bœufs connaissent une forte affluence à Conakry. Comme chaque année, de nombreuses familles se mobilisent pour trouver l’animal destiné au sacrifice, dans une ambiance mêlant préparatifs, négociations et préoccupations budgétaires.
Dans les différents points de vente de la capitale, les animaux sont exposés en grand nombre. Toutefois, malgré cette disponibilité apparente, plusieurs citoyens dénoncent une hausse considérable des prix par rapport aux années précédentes.
Selon certains vendeurs, cette augmentation s’explique notamment par les coûts élevés du transport, l’alimentation du bétail ainsi que les différentes charges supportées par les éleveurs avant l’arrivée des animaux sur les marchés de Conakry.
« Cette année, les prix sont vraiment élevés. Même pour avoir un mouton moyen, il faut prévoir un budget important », témoigne un père de famille rencontré dans un marché de la capitale.
Du côté des commerçants, on évoque également les difficultés d’approvisionnement et l’éloignement des zones d’élevage comme facteurs ayant contribué à cette flambée des prix.
« Les clients pensent que nous augmentons les prix volontairement, mais nous aussi faisons face à beaucoup de charges », explique un vendeur installé dans un parc de vente de moutons.
Malgré cette situation, de nombreuses familles poursuivent leurs recherches dans l’espoir de trouver un animal adapté à leurs moyens financiers. Dans les marchés, les discussions et négociations entre clients et vendeurs rythment les journées à quelques semaines de la célébration de la Tabaski.
Aïssatou Kanté pour Walpmedia.info






