Fodé Kourouma, dont l’âge reste pour l’instant indéterminé, s’est retrouvé au cœur d’une vive polémique après la diffusion de vidéos le montrant aux côtés de jeunes filles mineures, dans des mises en scène jugées inappropriées par de nombreux internautes.

Quelques heures seulement après la publication de sa dernière vidéo, il a été interpellé par l’OPROGEM, où il doit être entendu.
Si l’arrestation a été saluée par une partie de l’opinion, le débat reste entier dans la cité. Ce samedi 24 octobre, notre rédaction est allée à la rencontre de Mamadou Kaly Diallo, acteur de la société civile. « Les réseaux sociaux sont devenus un élément du quotidien qui impacte la vie de nos enfants », a-t-il d’emblée souligné.
Selon lui, le phénomène touche directement au droit à l’éducation, à l’épanouissement et à la sécurité des mineurs « Certes, l’OPROGEM a fait son travail en arrêtant ce jeune. Mais je pense qu’il faut aller au-delà. Aujourd’hui, c’est devenu une menace qui impacte l’éducation des enfants et des mineurs. La manipulation de ces réseaux est devenue le quotidien des citoyens»,dit-il.
Pour l’activiste, la question est complexe : comment concilier le respect des mœurs, le droit à l’éducation, la sécurité humaine et l’utilisation des réseaux sociaux ? « Il faut aller à l’information, à l’éducation, à l’enseignement, à la sensibilisation. Il faut renforcer la législation, il faut aller à la répression juridique»,explique-t-il.
Évoquant l’actualité internationale, il rappelle le débat en France autour de la restriction de l’accès des mineurs aux réseaux sociaux, et ses conséquences sur le climat social dans les établissements scolaires « Il y a aussi une certaine forme de démission des parents. Mais cette question mérite d’être réfléchie de façon à la fois juridique et sécuritaire, avec de nouvelles perspectives. »
Pour Mamadou Kaly Diallo, les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle peuvent être des outils de formation et d’organisation pour les enfants, lorsqu’ils sont utilisés à bon escient.
Mais détournés de leur usage, ils deviennent dangereux « Utilisés dans le mauvais sens, ils portent atteinte aux mœurs, à la culture, à l’éthique. Et parfois, ils poussent certains à se filmer, à exposer leur intimité, ce qui porte atteinte à la dignité humaine. »a-t-il souligné
Une problématique, conclut-il, qui mérite une analyse approfondie, un renforcement des législations et une vision globale pour protéger l’éducation et les droits des enfants.
Aliou Maci pour Walpmedia.info







