À l’occasion d’une conférence de presse tenue ce mercredi, l’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum Constitutionnel et des Élections (ONASUR-E) s’est exprimé sur le thème : « Supervision électorale et participation citoyenne pour un processus inclusif, transparent et porteur de cohésion nationale ».
Prenant la parole, le président de l’institution, Dr Sékou Koureissy Condé, a insisté sur le rôle central d’une communication responsable dans la préservation de la paix sociale, notamment en période électorale.
« La paix électorale est soutenue par la communication électorale. Lorsque celle-ci est non violente, la vie électorale le devient également », a-t-il affirmé.
Il a salué le climat actuel en Guinée, marqué selon lui par une campagne électorale apaisée, loin des tensions habituellement observées lors des échéances électorales « Depuis le 1er mai, la Guinée est en campagne pour les élections législatives. Pourtant, les dates électorales ne constituent pas une menace pour les populations. C’est une évolution notable dans l’histoire de notre pays », a-t-il souligné.
Dr Condé a rappelé que les élections passées ont souvent été entachées d’incidents, mais s’est réjoui de la capacité récente des Guinéens à organiser des scrutins sans violence.
Appel à la responsabilité des acteurs politiques
S’adressant aux acteurs politiques, le président de l’ONASUR-E a insisté sur leur responsabilité dans la consolidation de la paix.
« Les élections ne doivent pas être perçues comme un combat, mais comme un processus démocratique. Nous souhaitons que les scrutins législatifs et communaux surpassent, en termes de sérénité, ceux de 2025 », a-t-il déclaré.
Il a également mis en avant l’ampleur de la participation, évoquant près de 60 000 intentions de candidatures, dont 20 700 retenues, une première en Guinée selon lui.
Dr Condé a salué le travail de la Direction Générale des Élections (DGE), qu’il a qualifiée de « socle électoral », soulignant que pour la première fois, le processus est entièrement piloté par des Guinéens « L’organisation des élections est assurée par des compétences nationales, dirigées par une femme guinéenne. C’est une avancée majeure », a-t-il indiqué.
Il a également apprécié la collaboration avec les autorités administratives, notamment les gouverneurs, préfets et sous-préfets, ainsi que l’appui du ministère de l’Administration du territoire.
Le président de l’ONASUR-E a salué les efforts de la Haute Autorité de la Communication (HAC) pour promouvoir une communication apaisée.
« La presse guinéenne joue un rôle déterminant dans la consolidation de la paix. La rupture avec la communication violente est une avancée à préserver », a-t-il affirmé.
Vers une nouvelle culture électorale
En conclusion, Dr Condé s’est montré optimiste quant à l’issue du double scrutin du 31 mai 2026, estimant qu’il pourrait marquer un tournant dans l’histoire démocratique du pays.
« Le résultat de ces élections permettra à la Guinée d’affirmer une nouvelle culture électorale, fondée sur les principes démocratiques et les libertés publiques », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que l’opposition est essentielle dans une démocratie, mais que la violence, elle, ne saurait être tolérée.
Aliou Maci Pour Walpmedia.info







