Lors d’une conférence de presse animée ce lundi à Conakry, le ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, a abordé plusieurs défis liés à la gestion des déchets en Guinée. Au-delà des questions techniques, le ministre a insisté sur la nécessité de revaloriser les métiers de l’assainissement, souvent victimes de préjugés sociaux.
Selon lui, les agents chargés de la collecte et du traitement des déchets jouent un rôle essentiel dans la préservation de la santé publique et de l’environnement. Pourtant, ces professions continuent d’être mal perçues dans une partie de la société guinéenne.
« Dans notre société, les métiers de l’assainissement sont souvent considérés comme des métiers de dernier recours. Certaines familles vont jusqu’à rejeter leurs proches parce qu’ils deviennent éboueurs. Pourtant, dans plusieurs pays développés, ces professions sont hautement valorisées », a déploré le ministre.
Aboubacar Camara a également dressé un état des lieux préoccupant de la gestion des déchets dans la capitale. D’après les chiffres qu’il a présentés, le Grand Conakry produit quotidiennement près de 3 000 tonnes de déchets. Cependant, seules 1 800 à 2 000 tonnes sont effectivement collectées par les services compétents.
« Près d’un millier de tonnes échappent donc au système officiel de collecte », a-t-il souligné, mettant en évidence l’ampleur du défi auquel les autorités sont confrontées.
Face à cette situation, le ministre estime qu’une amélioration durable de la gestion des déchets passe non seulement par le renforcement des infrastructures et des capacités de collecte, mais aussi par un changement de mentalité. Pour lui, les acteurs de l’assainissement méritent davantage de reconnaissance pour leur contribution à la salubrité des villes et au bien-être des populations.
Raydia pour Walpmedia.info






