La ville de Labé a vibré ce dimanche au rythme de la clôture du Festival des Arts et du Rire (FAR), un rendez-vous culturel qui a réuni humoristes, slameurs, conteurs et artistes venus de plusieurs horizons africains. Malgré les nombreux défis logistiques et financiers rencontrés durant l’organisation, les initiateurs du festival affichent aujourd’hui un sentiment de satisfaction et de fierté.
Prenant la parole à l’issue de cette grande célébration culturelle, l’honorable Mamadou Lamine Diallo, commissaire général du FAR, s’est réjoui du bon déroulement de l’événement «Nous sommes comblés de joie aujourd’hui de savoir que tout s’est passé dans les meilleures conditions. Nous avons vu des artistes, des slameurs, des humoristes, mais aussi des conteurs qui ont assuré la scène avec beaucoup de talent », a-t-il déclaré.
Le commissaire général a également salué la participation remarquable des délégations étrangères, notamment celle du Sénégal, pays invité d’honneur de cette édition, qui a marqué le public à travers « des prestations fantastiques ».
Il n’a pas manqué non plus de rendre hommage à l’artiste congolais Mabina, venu du Congo, dont la prestation énergique a fortement contribué à électriser les festivaliers « Le Congo avec Mabina a livré une énergie époustouflante pour égayer le public. Nous ne pouvons que remercier Dieu et féliciter tous ceux qui se sont impliqués du début jusqu’à la fin », a-t-il ajouté.
Des difficultés financières et logistiques
Derrière le succès populaire du FAR se cachent toutefois de nombreuses difficultés organisationnelles. Mamadou Thug reconnaît que l’événement a été confronté à plusieurs obstacles, notamment sur les plans financier, du transport et de l’hébergement « Il n’y a pas d’activité sans difficulté. Nous aussi, nous en avons connues, mais tant bien que mal, nous nous sommes battus pour aboutir », a-t-il expliqué.
Selon lui, plusieurs promesses d’accompagnement financier n’ont jamais été concrétisées, compliquant davantage la tenue du festival.
« Quand nous prenons le côté économique, nous avons eu des promesses qu’on n’a jamais vues jusqu’à date. Si nous prenons le côté transport et logement, cela nous a coûté énormément », a-t-il regretté.
Le commissaire général a toutefois adressé des remerciements particuliers à la direction du COMISGUI pour son soutien logistique.
« C’est le lieu de dire merci à la patronne du COMISGUI qui a mis un bus à notre disposition pour que nous puissions venir », a-t-il souligné.
« Nous continuerons pour la culture »
Malgré le manque de moyens, les organisateurs du FAR entendent poursuivre cette aventure culturelle portée, selon eux, par la passion et l’amour de la culture guinéenne.
« Nous n’avons pas de moyens financiers, seulement notre volonté. Cela ne nous décourage pas et nous allons continuer puisque nous avons de l’amour pour la culture et notre pays », a affirmé Mamadou Thug.
Avant de conclure par un appel à un accompagnement plus soutenu des autorités pour les prochaines éditions.
« Nous aurions tout de même souhaité que les autorités soient là pour nous accompagner », a-t-il conclu.
Aliou Maci pour Walpmedia.info.






