Un violent incendie a coûté la vie à quatre personnes dans la nuit du lundi 13 juillet 2026 à la Tannerie, dans la commune de Matoto. Le sinistre s’est déclaré dans un immeuble de trois étages, plongeant les habitants du quartier dans l’émoi et la consternation.

Selon les informations recueillies sur place, les quatre victimes sont des femmes, dont deux jeunes sœurs jumelles. Deux autres personnes ont également été blessées.

Témoin direct du drame, Loucény Doukouré, qui a perdu plusieurs membres de sa famille dans l’incendie, raconte les circonstances de cette tragédie «Nous étions tous à la maison. Vers 3 heures du matin, nous avons été réveillés par les cris des voisins. Le feu s’était déclaré au troisième étage de l’immeuble où vivait une partie de ma famille. Mes deux nièces jumelles ainsi que ma cousine s’y trouvaient. J’ai tenté de monter pour leur porter secours, mais les flammes étaient déjà trop importantes. Je n’ai pas pu accéder à l’appartement », témoigne-t-il.

Face à la progression rapide des flammes, plusieurs occupants ont tenté de s’échapper par l’arrière de l’immeuble « Les enfants ont été contraints de sauter. L’une des jumelles est décédée sur place, tandis que l’autre a succombé à ses blessures à l’hôpital. Les deux autres victimes sont également décédées après leur évacuation », poursuit-il.
Le bilan provisoire fait état de quatre morts, toutes de sexe féminin : une femme âgée et trois jeunes filles.
Loucény Doukouré déplore également les conditions dans lesquelles les secours sont intervenus « Les sapeurs-pompiers sont arrivés avec un certain retard et ne disposaient pas de suffisamment d’eau pour maîtriser les flammes. Une personne a dû contacter une société privée afin qu’un camion-citerne vienne ravitailler les équipes sur place », affirme-t-il.
D’après les premiers éléments, un court-circuit électrique serait à l’origine de l’incendie. Les flammes ont principalement ravagé le troisième étage de l’immeuble, limitant les dégâts matériels aux appartements situés à ce niveau.
Au-delà du drame humain, plusieurs occupants dénoncent des actes de pillage survenus pendant les opérations de secours.
Selon Loucény Doukouré, des individus se seraient introduits dans les appartements sous prétexte de porter assistance aux victimes avant de dérober des objets de valeur « La plupart des locataires ont perdu leurs téléphones. Dans mon appartement, deux ordinateurs, deux caméras, plusieurs téléphones et d’autres effets personnels ont été emportés. Chez ma grande sœur, les voleurs ont forcé la porte et emporté entre 40 et 50 millions de francs guinéens ainsi que des bijoux en or. Mon beau-père a également perdu entre 80 et 90 millions de francs guinéens destinés à son activité commerciale», explique-t-il.
Face à cette tragédie, Loucény Doukouré appelle les autorités à soutenir les familles sinistrées « Nous demandons à l’État de venir en aide aux victimes, tant sur le plan humanitaire que financier », lance-t-il.
Les victimes ont été identifiées comme étant les jumelles Nafi Soumaoro et Fatoumata Soumaoro, leur cousine Kadi Fofana, ainsi que Madeleine Tolno. Nafi Soumaoro est décédée sur les lieux du drame, tandis que les trois autres victimes ont succombé à leurs blessures après leur évacuation à l’hôpital.
Aliou Maci pour Walpmedia.info






