À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue dans moins de deux semaines, les parents d’élèves s’activent pour préparer le retour de leurs enfants sur les bancs de l’école. Mais dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie et des frais de scolarité, de nombreuses familles peinent à réunir les moyens nécessaires.
Entre inscriptions, réinscriptions, uniformes et fournitures scolaires, les dépenses s’accumulent, mettant les parents à rude épreuve, notamment dans les établissements privés.
Rencontré par un reporter de Walpmedia.info, Aly Keïta déplore les difficultés financières auxquelles sa famille est confrontée à l’approche de cette nouvelle rentrée scolaire «Pour les préparatifs de la rentrée, la conjoncture est dure, surtout dans les écoles privées, parce que chaque année, les frais de scolarité augmentent. L’État doit vraiment réglementer les écoles privées. Nous voulons envoyer nos enfants dans les écoles publiques, mais elles ne sont pas suffisamment nombreuses »témoigne-t-il
Poursuivant, le parent d’élève explique les difficultés qu’il rencontre pour inscrire l’ensemble de ses enfants « La rentrée de cette année est très difficile. J’ai déjà payé pour deux de mes enfants, mais il m’en reste quatre qui ne sont toujours pas inscrits. Pour les deux premiers, j’ai déboursé quatre millions de francs guinéens, sans compter les fournitures scolaires » précise-t-il.
À Béhanzin, Mabinty Camara partage également ses inquiétudes face aux charges liées à la rentrée scolaire. Résidente du quartier, elle explique que sa famille n’a pas encore pu achever les préparatifs, dans un contexte économique particulièrement difficile « Vraiment, nous n’avons pas fini de nous préparer, parce qu’en ce moment, c’est difficile. Mon mari est commerçant et sa place à Madina a récemment été détruite. Nous avons pourtant sept enfants qui étudient ici. Il a acheté leurs tenues scolaires, mais le reste n’est pas encore obtenu », confie-t-elle»a-t-elle laissé entendre
Selon cette mère de famille, les frais d’inscription et de réinscription constituent également une source de préoccupation majeure « Nous sommes dans un mois très difficile et la rentrée est déjà proche. Cela nous inquiète énormément. Les frais d’inscription et de réinscription ne sont pas du tout faciles à supporter », ajoute-t-elle»
Face à ces difficultés, Mabinty Camara lance un appel au président de la République, Mamadi Doumbouya, afin que des mesures soient prises pour alléger les charges qui pèsent sur les familles, notamment dans les établissements privés « Nous demandons au président Mamadi Doumbouya d’aider la population et d’avoir pitié des familles modestes. Nous lui demandons de faire tout son possible pour réduire les frais de scolarité dans les écoles privées », plaide-t-elle.
À l’approche de la rentrée scolaire, les témoignages de ces parents mettent en lumière les difficultés auxquelles certaines familles sont confrontées pour assurer la scolarisation de leurs enfants, entre augmentation des dépenses et moyens financiers limités.
Aliou Maci pour Walpmedia.info






